‹ Œuvres posthumes de Sénecé;Chapitre 37 sur 93 · SILÈNE · texte numérisé non relu

SILÈNE

Je songe à rouer mou valet

Qui m'a laissé sortir sans boire.

Pour commencer ce jour par un début heureux,

J'avois tiré de ma cantine

Certaine carafe divine

D'un pcrsico très-vigoureux.

Je Fai pour mes péchés oublié sur ma table; Je crois que le coquin ne s'en oubliera pas. ^

Ma foi^ le persico dans les meilleurs repas

Fait une figure agréable.

Les Piémontais sont bien galants :

Les charmantes liqueurs que ces gens savent. faire!

La peste soit des turbulents Qui nous ont avec eux brouillés à couteaux traire !

PAN. ï

Tu crois en plaisantant me pouvoir échapper^ Mais c'est une espérance vaine.

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