A M. LE COMTE D'AYEN
Monsieur,
'étoîs inconsolable de votre départ dans un temps où je m'étois flatté de sentir les effets de votre protection, lorsque M. de Belloôq, mon cher ami, m'a donné ime consolation qui m'étoit fort nécessaire, en m'apprenant que vous aviez toujours la bonté de vous intéresser à ma fortime et que vous lui en aviez donné en partant des assurances positives. 11 m'a même assuré que si je faisois quelque chose pour le roi, vous lui aviez laissé ordre de vous envoyer mon ouvrage, afin que, sons votre aveu, il fat présenté à Sa Majesté. Cet espoir a ranimé ma muse languissante et lui a inspiré l'ouvrage que je
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TOUS envoie. Ceox qui n'estiment les (âioées qne par les grâces de la nouveauté ne les tronveront peut-être pas ici toutes (fîc) entières^ et je ne doute point que je n'aie été prévenu par les meilleures plumes du royaume sur le sujet dont il est question. Cependant, je me suis efforcé de le traiter d'ime manière nouvelle^ et c'est tout ce que j'ai pu faire de me retrancher sur le tour que je lui ai donnée dans l'impossibilité où je suis, par mon éloignement de la conr, d'apprendre ce qni s'y passe que longtemps après les autres. Je sdàs que chez des jages équitables comme vous Tètes, les bonnes choses ne vieillissent points et que si vous trouvez que ce que je vous envoie soit de ce caractère, vous ne laisserez pas de Tautoriser de votre suffrage. C'est, Monsieur, la grâce que je vous demande, avec celle de vouloir bien me donner avis du temps de votre passage par Lyon à votre retour, afin que je puisse vous y assurer de mes respects^ aussi bien que Monseigneur votre père , et vous protester qu'encore que je sois ime des plus nouvelles de vos créatures^ il n'en est peut-être pas d'ancienne qui soit^ avec autant d'attachement et de reconnoissance que j'ai l'honneur de l'être. Monsieur,
Votre très, etc.