‹ Œuvres posthumesChapitre 93 sur 93 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Introduction v

Les principes, les sentiments, les espérances, qui m'ont conduit à écrire ce livre vu

Ciiap. I. — État social, État politique, État militaire. — Leur solidarité 3

Les croyances dans les sociétés antiques et dans le monde moderne. — Inquiétante analogie des origines de la décadence dans tous les temps. — Le scepticisme religieux. — Ses causes, ses effets. — Le fond et la forme en matière de religion. — L'invasion dans l'Église des intérêts politiques et temporels.

Chap. II. — Les respects dans le monde 22

Il y a deux sortes de respects. — Comment et pourquoi les respects s'en vont. — Une prédiction d'outre -tombe.

Les respects dans les armées 35

Les réalités du champ de bataille telles qu'elles m'ont apparu toujours. — Par quelle force peuvent être dominées, dans l'âme du soldat, les irrésistibles émotions du champ de bataille. — Respects français et respects anglais au siège de Sébaslopol, Français et Allemands au siège de Paris. — La supériorité des armées qui ont à la fois, au milieu des épreuves et des tentations de la guerre, les respects volontaires et les respects forcés du règlement.

La contrefaçon des respects 43

30i TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

L'égalité et l'inégalité sous l'aspect qu'elles ont en France. — Le régime de l'idolâtrie passagère. Quelques exemples de congratulations aux personnes, outrées jusqu'à l'apothéose. — Le péril spécial de ce régime dans son application à l'armée. L'apparition pour la première fois, dans le rang, des réservistes créés par la loi militaire de 1872. Ils sont les premiers soldats du monde !

— La ruine de l'esprit public et de la hiérarchie sociale.

Ciiap. III. — La violence et la séduction 52

Ce n'est pas la violence qui perd les peuples, c'est la séduction,

— Les violences de la première république laissent intacts le patriotisme et la valeur de ses armées. — Le général Bonaparte. — Ce qu'il eût pu être. — Ce qu'il a été. — Les séductions et la centralisation du premier empire; leurs effets. — La France vouée à la succession alternative des gouvernements démocratiques et césaricns. — La Légion d'honneur. — Les séductions du second empire. — Curieux exemples des contresens politiques que crée la manie des décorations. — Ce que l'Assemblée nationale aurait dû faire et ce qu'elle n'a pas fait.

Ciiap. IV. — L'argent et le sensualisme 76

L'argent et le sensualisme ont été, dans les civilisations d'autrefois, ils sont, dans les civilisations d'aujourd'hui, les agents les plus actifs de leur corruption et de leur destruction. — Les progrès qu'ils ont faits en France depuis le commencement du siècle. — Les progrès qu'ils feront encore. — Les nouvelles mœurs rurales. — Saisissantes prédictions et adjurations au peuple français , en 1827, du général Morand, vieil adversaire des Prussiens dans les guerres du premier -empire.

L'éducation et l'instruction primaires 83

Uniformité singulière des réponses faites à certaines questions par beaucoup de soldats prussiens prisonniers. — Ces réponses sont comme apprises. — L'instruction et l'éducation.

— Exemples tirés des formules de l'éducation populaire dans l'école allemande.

L'éducation et l'instruction secondaires 88

L'éducation n'est pas mieux comprise dans les internats de l'Université qu'à l'école primaire. — Origines des succès qu'obtiennent les établissements libres et de la prédilection qu'ont beaucoup de familles pour ceux qui ont une direction ecclésiastique. — La liberté de l'enseignement sous les réserves de

droit. — Les traditions de renseignement sont immuables dans nos écoles militaires. — Nous n'avons pas étudié et nous n'avons pas su nous assimiler à temps les progrès réalisés par les armées étrangères. — Les institutions militaires de la Prusse sont, au principal, le résultat d'une grande réforme de l'éducation publique. — Stein et Scharnhorst.

Ciiap. V. — Principes et procédés de gouvernement. — La défiance et la peur 07

La politique française au temps de ma première jeunesse. — Les carbonari et les bonapartistes de la Restauration. — L'hydre de l'anarchie du gouvernement de 1830. — Le spectre rouge du second empire. — Le spectre noir de la république. — Théorie gouvernementale traditionnelle de la défiance et de la peur unies à la séduction. — Ses effets. — Un duel à armes dissimulées. — Ce qu'est devenue, sous ce régime, la magistrature préfectorale. — Théorie gouvernementale dont le principe serait la propagande par l'État, de la confiance et de la sécurité. — La décentralisation administrative.

Ciiap. VI. — Les institutions libres et le gouvernement du pays par le pays 100

Une erreur française dans la recherche de la vérité politique. — Richelieu. Louis XIV. L'empereur Napoléon Ier. Le roi Louis XVIII. Le roi Louis-Philippe. — L'Angleterre est le pays des institutions libres. Elle ne les doit pas au tempérament particulier qu'on prête aux Anglais. Elles sont le fruit d'une grande réforme politique qui ne diffère pas de celle que je préconise.

— Liberté et responsabilité. — Empoisonnement de l'atmosphère gouvernementale en France. — La journée d'un ministre.

— La commune, le département, la province. Leur émancipation quant à la gestion des affaires, sous la réserve du contrôle de FÉtat. — Une comparaison: ce que la centralisation traditionnelle de toutes les affaires militaires par le ministère de la guerre, avait fait de l'armée française au moment où éclatait la guerre de 1870. Désordre, confusion, impuissance. — Réflexions sur les premiers effets de la décentralisation administrative. — Résumé.

Chap. VII. — Le parti conservateur 131

De 181b à 1870, le parti conservateur a toujours contribué à la ruine du gouvernement qu'il entendait servir.

Sous la Restauration 431

Les hommes d'État de la monarchie. — Le conseil supérieur de la guerre. — Les hésitations du pouvoir entre les dévouements et les avertissements. — Le rôle des conservateurs à outrance.

— la révolution de juillet 1830.

Sous le gouvernement de Juillet 133

M. Guizot et le maréchal Bugeaud. Leurs vues conservatrices en matière de cens électoral. — La révolution de 1848. Rectifications sommaires à la légende. — Aphorismes gouvernementaux résultant des événements dont je fais le récit. — Encore M. Guizot et le maréchal Bugeaud.

Sous le second empire 142

Le parti conservateur acclame le coup d'État, et en ratifie toutes les conséquences. — Il est servile. Au cours d'entreprises de guerre presque continuelles, et toujours imprévues, il ne rappelle pas une seule fois au pouvoir que l'empire c'est la paix.

— La guerre du Mexique. — Le plébiscite. — Sedan.

Après la guerre 144

Le parti conservateur à l'Assemblée nationale. Il donne le spectacle et l'exemple de ses divisions au pays divisé. — Il se fait exclusivement politicien et manque absolument à son mandat d'apaisement social. — Inavouables compromissions pour l'élection, par l'Assemblée, des sénateurs inamovibles. Cette fin honteuse d'un parlement conservateur en immense majorité, était un châtiment. — Le principe et les procédés de l'enquête sur les acl es du gouvernement de la Défense nationale. Elle fait revivre le parti césarien. — Le bilan du césarisme.

Chap. VIII. ->«- Le parti républicain 1S2

Le parti républicain au pouvoir n'a pas manqué, lui aussi, de faire application de la théorie gouvernementale « de la défiance et de la peur ». — L'intolérance politique et religieuse. — Un exemple frappant du libéralisme vrai des Anglais. — L'erreur républicaine du gouvernement de la Défense nationale. — Réflexions rétrospectives. — La politique libérale du roi Henri IV.

— Le suffrage universel. Pratiqué comme il l'est, le suffrage universel est une grande école de corruption sociale et politique. Il est infailliblement, à un jour donné, l'instrument du renversement de la république et de l'avènement du césarisme

( 1850-51 ). — La presse. Son irrésistible influence. Inanité des efforts faits en tous sens par les gouvernements pour la contenir ou l'asservir. — Les journalistes, professeurs d'esprit public, ne sont l'objet, quant à leurs précédents, d'aucun contrôle.

— Théorie du gouvernement de la presse par la liberté absolue et la responsabilité proportionnelle. — La Prusse et l'Italie.

— Comment et par qui s'est fondée la grandeur contemporaine de la Prusse. — Encore Stein. Ses audacieuses réformes expliquées par des extraits de ses lettres. — Après l'empereur Napoléon III, fondateur militaire de l'unité italienne, c'est Cavour qui en a été le fondateur politique. Les politiciens français n'ont pas cru à l'avenir de cette fondation. Principes et procédés demgouvernement de Cavour. Comme ceux de Stein, ils montrent, dans des temps et dans des milieux très différents, la puissance des effets d'une décentralisation administrative très étendue, combinée avec une centralisation politique énergique et bien suivie.

Chap. IX. — Les institutions militaires et les armées. .... 481

Je réédite un vieux livre: l'Armée française, en 1879. — Les institutions militaires sont les fondements de l'édifice, qui est l'armée nationale. Le dangereux mirage qui nous a fait confondre jusqu'à présent, en matière de constitution d'armée, les institutions de tout temps insuffisantes en France, avec l'organisme devenu très puissant. — Exemples tirés de l'histoire contemporaine , de la grandeur du rôle des institutions , quand à la guerre l'organisme a été détruit par la défaite. Trafalgar et Iéna. — L'explication de la rapidité et de la proportion de nos revers dans la guerre de 1870. — Les guerres futures déconcerteront les principes, les prévisions et les traditions des guerres passées.

Chap. X. — L'éducation militaire de la nation 493

Il faut développer en France l'esprit militaire. En quoi il diffère de l'esprit guerrier.

Le catéchisme militaire 194

Sa définition, son but de pénétration dans les écoles et dans les familles. Principes généraux du catéchisme militaire. — Les réalités du devoir des armes remplaçant dans le tempérament

fiançais les excitations vaniteuses, l'appétit de la louange et des distinctions voyantes.

Les familles militaires 19G

Les familles militaires envisagées au point de vue de l'extension de l'esprit militaire dans le pays. — Les guerres incessantes et destructives dont notre pays a subi les effets, ont contribue pour une grande part à l'abaissement de la natalité française. La guerre et la conquête algérienne. — Les familles militaires sont de véritables et nécessaires agences de recrutement pour l'armée. Théorie de la vocation transmise. Les familles militaires disparaissent de plus en plus. L'État ne fait rien pour elles, et la législation les opprime.

L'éducation civique de l'armée 201

Le dressage et l'éducation des soldats. — La compagnie, l'escadron , la batterie, sont les écoles primaires de l'armée. Le capitaine directeur, éducateur et tuteur. Pouvoirs étendus et responsabilités proportionnelles.

La discipline et l'émulation dans l'armée 205

Théorie du gouvernement des masses hiérarchisées. Ses principes sont méconnus dans l'armée française, qui n'utilise pas l'indéniable puissance de l'émulation sur le dressage des soldats, sur leur éducation, sur l'équilibre disciplinaire. La prime d'encouragement. — Exemple frappant de ce qu'un chef militaire inconnu, modeste, mais pénétré des vrais principes du commandement, peut obtenir d'un régiment français. Le 39e de ligne et son colonel. — L'ancienne armée était à certains égards un instrument de déclassement. La nouvelle devrait être l'école de la discipline nationale.

Ciiap. XI. — Les établissements d'éducation militaire (Écoles) . 214

Le rôle du commandement et des cadres dans l'armée nouvelle . 215

Les écoles militaires prussiennes d'of aciers en 1870 216

Leur énumération, leur objet, leur constitution. Étonnante succession de garanties que doivent fournir et de preuves que doivent faire les candidats officiers. — Sagesse des dispositions législatives ou réglementaires qui président au fonctionnement do ce vaste ensemble d'institutions scolaires. — La distribution de l'avancement dans les grades inférieurs.

Les écoles militaires prussiennes de sous-officiers en 1870. . . . 220

Les écoles de sous-ofiieiors préparent à ce mandat militaire spé-

cial des sujets qui ne veulent et ne peuvent être que sousc-fficiers. — Efforts du gouvernement prussien pour retenir dans l'armée les sous -officiers que la loi autorise à en sortir. Les institutions scolaires militaires de la Prusse sont les plus solides éléments de la puissance de son armée.

Les écoles militaires françaises en 1870 222

Nuire indigence comparative, constatée par les chiffres. — Le Prytanée de la Flèche. L'École de Saint -Cyr. L'École polytechnique. L'École d'application de l'artillerie et du génie. L'École d'application d'état -major. L'École de cavalerie de Saumur. — Examen critique de la constitution de chacune de ces écoles et des résultats qu'elles donnent. — A propos de l'immobilité des traditions de l'enseignement à l'École de Saint -Cyr, révélation anecdotique de l'incident qui y a fait introduire l'exercice du cheval. — L'ancien régime était relativement beaucoup plus riche que le nouveau en établissements scolaires militaires.

La réforme des établissements d'éducation militaire 231

En 1872, l'Assemblée nationale s'est exclusivement appliquée à la réorganisation de l'armée combattante. — Récents efforts pour le développement des institutions militaires, notamment des établissements scolaires. Énumération, examen critique sommaire de ces créations nouvelles. — Propositions de réforme du système , à titre de complément des progrès réalisés. — Il y aurait quatre prytanées. Leur constitution, spécialement au point de vue de l'assistance aux familles militaires. — Notre École d'infanterie et de cavalerie (Saint-Cyr), la plus importante de toutes , est radicalement insuffisante. C'est un collège militaire , et l'esprit de collège y domine bien plus que l'esprit des armes. Les élèves sont beaucoup trop nombreux devant le professeur, pour que les études soient bien suivies. — Il y aurait deux écoles d'infanterie et de cavalerie. Leur constitution , spécialement au point de vue de l'introduction de l'esprit militaire dans ces écoles , par l'obligation d'un stage régimentaire préalable pour tous les candidats admis.

Chap. XII. — Le recrutement de l'armée 243

Aucune nation n'est en état de porter le double fardeau de l'obligation et de la durée du service militaire. — Ma lutte à l'Assemblée nationale contre M. Thiers pour la réduction à trois ans du service militaire de cinq ans (1872). La loi du 15 juil-

let 1889 me donne satisfaction sur ce point. Sur plusieurs autres , elle est très imparfaite.

Les états-majors 246

L'École supérieure de guerre, élément très important de reconstitution militaire. — Le service d'état-major et le corps d'étatmajor. L'un et l'autre devraient coexister dans l'armée. — Fausses traditions dans la distribution du travail des étatsmajors. Économies de personnel écrivant à réaliser. Importantes missions à donner au personnel économisé.

Les missions militaires à l'étranger 254

Leur objet et leur haut intérêt jusqu'à présent méconnus en France.

Travaux permanents de reconnaissance des frontières françaises. 255

La situation que les événements de 1870-1871 ont fait à la France vis-à-vis de l'Europe monarchique, lui font une loi d'être sans trêve en éveil sur ses frontières. — Le but, la forme et l'effet des travaux de reconnaissance. De leur entier accomplissement peut dépendre le salut de l'avenir national.

Création d'emplois de major de brigade 258

Les sous-officiers 260

De l'état de sous -officier nous n'avons pas su faire une carrière recherchée. — La question d'argent. L'indemnité de rengagement immédiatement payée. — La question de dignité d'état. Mesure de l'autorité dont les sous-officiers sont investis dans l'infanterie, dans la cavalerie, dans l'artillerie, dans le génie, dans l'armée navale. — Du mode de répression disciplinaire appliquée aux sous -officiers dans l'armée. — Logement des sous-officiers. Service de table et lieu de réunion. — Habillement et armement. — Le problème de l'encadrement ne sera résolu que lorsque l'armée aura un corps de sous -officiers comme elle a un corps d'officiers.

La défense du territoire 274

Nous sommes aujourd'hui en possession des trois forces qui nous ont manqué en 1870, l'organisation, le nombre, l'arsenal. — La défense directe échelonnée. — La défense latérale. — L'emploi simultané de ces deux modes de préparation de la défense territoriale.

Conclusion 276

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