‹ Œuvres, précédées d'une noticeChapitre 104 sur 114 · PHILOCLÈS, DIOCHARIS, UN SÉNATEUR · texte numérisé non relu

PHILOCLÈS, DIOCHARIS, UN SÉNATEUR

" •^■^- (Le resle des sénaleui's arrive successivement.) LE SÉNATEUR.

î Soyez sans défiance,

J'j T^JO '

Tous les vrais citoyens ont les mêmes secrets : Qui partagea nos vœux partage nos regrets.

DIOCHARIS.

Hélas ! nous n'avons pas besoin de nous contraindre ; Sur le bord delà tombe on n'a plus rien à craindre.

LE SÉKATEUR.

I Mais , si l'on méditait un lâche assassinat, Pourquoi vous aurait- on appelés au sénat?

PHILOCLÈS

jÈ Pourquoi ? pour mieux jouir de notre ignominie-, Pour abreuver nos cœurs des pleurs de la patrie 5 A nos derniers soupirs pour venir insulter , Et prolonger pour nous le tourment d'exister. Ah ! ne nous flattons plus , notre perte est jurée.

i Malheureuse Corinthe ! à ton tyran livrée ,

Tes maux sont sans espoir, ta honte est sans retour,

4a8 PÉRIANDRE,

Et son courroux prudent qui se dérobe au jour, A cette heure , en ce lieu , sans doute nous rassemble , Pour frapper d'un seul coup tous tes amis ensemble.

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