PHILOCLÈS, DIOCHARIS, UN SÉNATEUR
" •^■^- (Le resle des sénaleui's arrive successivement.) LE SÉNATEUR.
î Soyez sans défiance,
J'j T^JO '
Tous les vrais citoyens ont les mêmes secrets : Qui partagea nos vœux partage nos regrets.
DIOCHARIS.
Hélas ! nous n'avons pas besoin de nous contraindre ; Sur le bord delà tombe on n'a plus rien à craindre.
LE SÉKATEUR.
I Mais , si l'on méditait un lâche assassinat, Pourquoi vous aurait- on appelés au sénat?
PHILOCLÈS
jÈ Pourquoi ? pour mieux jouir de notre ignominie-, Pour abreuver nos cœurs des pleurs de la patrie 5 A nos derniers soupirs pour venir insulter , Et prolonger pour nous le tourment d'exister. Ah ! ne nous flattons plus , notre perte est jurée.
i Malheureuse Corinthe ! à ton tyran livrée ,
Tes maux sont sans espoir, ta honte est sans retour,
4a8 PÉRIANDRE,
Et son courroux prudent qui se dérobe au jour, A cette heure , en ce lieu , sans doute nous rassemble , Pour frapper d'un seul coup tous tes amis ensemble.