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(L'auteur offrit, cette année-là , pour bouquet à Le Breton , son fils , qui suivait le cours de belles-lettres au Pry taue'e-Français) .
AiB : Femmes, voulez- vous éprouver.
Pour cueillir une simple fleur, Ce matin , je courais ingambe 5 A ce mot, je vois maint railleur Sourire en regardant ma jambe :
Mais je vous prends tous à témoins , De Le Breton amis fidèles , Qu'importe une jambe de moins ?
La reconnaissance a des ailes.
J'arrive et nomme son patron :
« Il est trop tard , me répond Flore ;
« Tous ceux qu'a sauvés Le Breton
« Ici sont venus dès l'aurore :
« Us briguaient tous même faveur,
« Une fleur devait leur suffire :
« J'y consentis , et , fleur à fleur, « J'ai vu dépeupler mon empire. »
Ne riez pas de mon malheur -, Car, si j'arrive après les autres , Je tiens en réserve une fleur Qui vaut mieux que toutes les vôtres.
Je la cultive exprès pour toi , Le Breton , elle doit te plaire -, Je te l'offre , en est-il , dis-moi , Qui pare mieux le sein d'un père ?
Ici j'interromps mes accens , Pour qu'Alexandre les achève j En ce beau jour, oh ! je le sens , Le maître ne vaut pas l'élève ^ Déjà d'un suff'rage envié , Son cœur impatient murmure :
Et c'est beaucoup 'que l'amitié Vole un sourire à la nature.
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