‹ Œuvres, précédées d'une noticeChapitre 36 sur 114 · COUPLETS · texte numérisé non relu

COUPLETS

CHANlés A TABLE hf JOUB DE LA SAIKT -PIERRE , PATBON DE LE BRETON MON CHIRCRGIEN, POVR l'aSNIVEBSAIRE DE l'amputation DE MA JAMBE.

Aia de la Croisée.

TousJes ans , par des chants joyeux Qu'inspirait la reconnaissance , On fêtait, chez nos bons aïeux, Le jour heureux de sa naissance :

De mon sauveur, de Le Breton, Ma muse , à jamais tributaire , Va de ma résurrection Chanter l'anniversaire.

Pour faire aujourd'hui ma chanson, Pas n'est besoin que je m'escrime, Quand le cœur fournit la raison , L'esprit trouve aisément la rime.

Comme un frère aimant Le Breton , Pour lui sans peine je Tatlrapc ,

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Et je me crois fils d'Apollon , Quand je chante Esculape.

Sans être un aigle, assurément, On a bien pu me donner l'être-, Mais il fallait un grand talent Pour pouvoir me faire renaître ^ Dans ce monde je suis venu , Sans dire : Je ix)us remercie :

Mais je sens ce qu'on m'a rendu En me rendant la vie.

Flétri par de longues douleurs , J'étais comme un arbre stérile , Qui , dépouillé de fruits , de fleurs , Se dessèche et meurt inutile ^ Dans ses mains, l'acier bienfaisant D'un rameau perclus le dégage.

Et l'arbre voit au même instant Renaître son feuillage.

Oh! comment, dans une chanson, Exprimer tout ce que m'inspire Le nom chéri de Le Breton î Ma muse se borne à vous dire

Qu'avec son air sensible et bon , Il coupe une jambe à merveille , /|Plus lestement que son patron Ne coupait une oreille.

Ici je ne m'apeVçois pas Que je marche sur une jambe -, Pour figurer dans un repas, *

On n'a pas besoin d'être ingambe ; Mais quand l'esprit et la beauté M'offrent tour à tour leurs merveilles, Malheur à qui m'aurait ôté Les yeux ou les oreilles !

Tant que je vivrais , j'ai promis Que ma muse pour toi féconde Chômerait le dieu qui m'a mis Sur un si bon pied dans le monde j De ce bienfait, n'en doute pas , Je garde un souvenir fidèle, Car je ne saurais faire un pas Qui ne me le rappelle ^

' L'auteur ne manqua poiat à son engagement j tous les ans , à la Saint-Pierre , il payait son tribut a M. Le Breton.

lyo POÉSIES DIVERSES.

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