ACTE III, SCÈNE II. Sg
n Nous avons prévenu ses vœux et ton message , » Me répondit leur chef ( un sourire insultant Accompagnait ces mots ) : « Corcyre en cet instant « Nous charge de conduire au plus tendre des pères « Ce fils , digne héritier de ses destins prospères. « Il est là.... » J'hésitais, interdit, incertain.... Il me présente une urne ; il Tentr-ouvre, et sa main Agitant sans respect une insensible cendre : « Voilà , poursuivit-il , le fils de Périandre ; « Et si les Corinthiens , dignes de leurs aïeux, « Suivent d'un peuple ami l'exemple glorieux , « De nos tyrans communs perdant la race entière , « La même urne bientôt confondra leur poussière. » Il me raconte alors par quelle trahison Leur haine a répandu le sang de Lycophron , Leurs complots , leurs sermons. . . .
AGATHOPHILE.
Et qu'importe le reste ?
Tu m'en as trop appris par ce récit funeste. Je suis républicain , mais je suis homme aussi j J'ai blâmé Périandre , et je plains mon ami.
PHILOTAS.
Diocharis paraît.
3g6 - PÉRIANDRE,
AGATIIOPHILE.
Ah ! quoi qu'il ait de charmes , Évitons son aspect , il insulte à hos larmes \ Sa haine me pourrait reprocher ma pitié , Et le malheur m'appelle au sein de l'amitié.