X NOTICE
et se réfugia chez un de ses compatriotes, dans les environs de Versailles. Il revint à Paris à la fin de juillet^ et trouva un asile chez un de ses compatriotes qui habitait une maison de la rue du faubourg Poissonnière. C'était M. de Paizac, catholique généreux, à qui il avait eu occasion de rendre service. Il ne fut point trahi par lui , comme quelques-uns l'ont imprimé; mais par un homme dont le nom est fameux de plus d'une manière. Fabre d'Eglantine, alors puissant, mais tremblant aussi, voulut faire pratiquer chez lui une cachette qui pût le servir en cas de malheur. Il fit appeler un menuisier, à qui il expliqua ses intentions, et qui, pour lui donner une preuve de son talent en ce genre , lui dit qu'il venait d'exécuter chez M. de Paizac une cachette qu'il était bien sûr qu'on ne découvrirait jamais. Fabre alla le même jour la dénoncer : Rabaut fut pris et conduit à l'échafaud le 5 décembre * 1 793. M. et Madame de Paizac , qui s'étaient dévoués pour le sauver, partagèrent sa mort....
«Ainsi finit, à cinquante ans ( dit encore M. Boissyd'Anglas), l'un des hommes les plus honorables de la France, et par ses vertus et par son honorable con- ^k duite. Il a défendu l'ordre piiblic et la liberté contre ceux qui combattaient l'un et l'autre , il a scellé de son sang son attachement à leurs principes : le bonheur de la France a toujours été sa première pensée. Il n'est pas vrai qu'il ait persécuté les prêtres de la