MESSIRE ROBERT DE FLOQUES
Comme le fait de ton noble royame Pend en subtile humaine intelligence, Appert tout cler que ce que plus roy ame, C'est aigre exploit conduit par diligence. Le mol emprendre infère tel foys blAme, Et maint haut bien se perd par négligence ; Donc à mon temps tel ay eu los * et famé. Qui ne l'eust pas, ne fust par indigence.
Donc moy, le moindre entre les corps louables
De ceux qui ont esclarcy ta fortune,
Tant comme ay pu, en leurs vertus voyables.
Les ay suivy par destresse mainte une.
Si mes faits sont petit recommandables,
Aussy n'en quicrs-jc avoir grâce nésune,
' Var. ne vaut.
* Robert flo Flocquos, dit Flocquct, bailli d'Évroux, maréclial lii-rt'ditalre de Normandie.
^ Var. gloire.
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Miiis au l)CSoing voit-on los plus aydables : Los quis sans cause est folie iiiii)ortune.
LE CONTE DAUMALLli'.
Quoyque mort soit l'estroite fin ultime
De nos destroits* et passages terribles,
Sy n'est-el pas si hydeuse en l'estime
Qu il ne soit cœurs soubs la peur non vaincibles.
Ce fait honneur par lien l(''gitime
Qui contempner leur fait tous cas horribles,
Et de vertu les grandist et anime,
Mieux amans mort que vivre dépressibles.
Ce ne dy pas, ô noble roy de France, Par nul esg-ard h ma povre personne.
Mais pour rextrème oultrageuse vaillance De mes meilleurs dix mille en ta couronne. Qui mettans main aigre en ta recouvrance, De leur sang rouge ont restably ton trosne, Toy rendant vie en leur mortelle oultrance Et là où mort de gloire les fleuronne.