‹ Œuvres. Pub. par le baron Kervyn de Lettenhove (volume 2)Chapitre 57 sur 62 · MESSIRE PIERRE DE BRESZÉ · texte numérisé non relu

MESSIRE PIERRE DE BRESZÉ

Là OÙ l'on voit que force et effort faillent Et perdent temps les mains qui s'y emploient. Là convient bien, sans que cœurs en tressaillent. Que les vertus et les sens .s'y desploient,

« Charles d'Anjou, comte du ^iaino. Il prit part ù la conquCte do la Normandie.

2 Pierre de Brezô, l'illustre ami de Chastellaiu.

i:j2 LA MOUT

Et qu'on dur cas où 1ns hommes se l)nilloiit, ÏA'ur haut afTairo ils ploient et rnploinnt, Kt vainquont coux qui d'org-uoil s'avitaillcnt', Et enivrés de fortune foloient.

Force estourdie et hors temps mise en œuvre Rend triste fin et foiblesse confuse.

Sy vaut tel foys plus sens dont on se ceuvro Que vaillant bras dont sans fruit on abuse. Subtil engin Dieu Teslargist et l'ouvre ; S'ainsi n'estoit, France en fust bien camuse. Lîi où sens a, là trouve-on beau recouvre : C'est un beau meuble h celuy qui en use.

LE COl^TE DE DUNOYS".

Si titre avoit en moy de remembrance

Et dont me pusse affier de mérite,

Je disse ycy, et sans nul encombrance, ,

Qu'en temps aussy j'ay veillé en garite,

Et que la main j'ay mis en l'arbre et branche,

Pour luy garder sa gloire circonscripte,

Comme raison m'a donné démonstrance

Que je l'ay dû par loy d'honneur escripte.

En temps de 'pleurs et d'affliction mainte, Naquis-je ô roy, ton humble et petit promme^ Par quoy m'a bien esté force et contrainte Qu'avecq tel temps je me soye fait homme. D'offrir mon corps à tous périls sans fainte Et non entendre à délit , ne à somme ; S'en ce t'ay plu et ta gloire ày attainte. J'en loue Dieu, et riche je m'en nomme.

' Var. se bataillent. ,

î Jean, bâtard d'Orléans, comte de Danois.

» Promme, parent.

DU RaY CHARLES VII. 455

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