LE CONTE DE FOIX
Si (le mon temps est advenu bonheur, Ne grand effet à ta noble personne, J'en loue Dieu, ô roy, de tant d'honneur Et du haut nom que fortune m'y donne.
Dieu m'a esté large et plantif d'honneur ; Ne reste fors que mes maux me pardonne Et qu'à ton âme il soit vray pardonneur, De qui le corps resplend comme le tronne.
Ce n'es-tu pas qui ta clarté as prise,
Roy, de nos mains, ne de nostre présence,
Mais ta vertu mesmes nous a esprise
La face* à tous et donné reluisance.
L'éternel siège ' il te loge et te prise»
Et fait festoy de ta. magnificence.
Mort soit maudite eu sa felle entreprise.
Quand pour son dard nous pleurons ton absence.