‹ Œuvres. Pub. par le baron Kervyn de Lettenhove (volume 2)Chapitre 58 sur 62 · LE CONTE DE FOIX · texte numérisé non relu

LE CONTE DE FOIX

Si (le mon temps est advenu bonheur, Ne grand effet à ta noble personne, J'en loue Dieu, ô roy, de tant d'honneur Et du haut nom que fortune m'y donne.

Dieu m'a esté large et plantif d'honneur ; Ne reste fors que mes maux me pardonne Et qu'à ton âme il soit vray pardonneur, De qui le corps resplend comme le tronne.

Ce n'es-tu pas qui ta clarté as prise,

Roy, de nos mains, ne de nostre présence,

Mais ta vertu mesmes nous a esprise

La face* à tous et donné reluisance.

L'éternel siège ' il te loge et te prise»

Et fait festoy de ta. magnificence.

Mort soit maudite eu sa felle entreprise.

Quand pour son dard nous pleurons ton absence.

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