LV. — Les Ahusements de cour
Un poëme du roi René intitulé : L'ahhus en coîir, n'est peut-être qu'une imitation de celui de Chastellain. Jean Bouchet a fait aussi un rondeau intitulé : Les abus de court.
LVL — La Tranquillité des courages.
Les Cent Efistres et les ouvrages suivants sont indiqués par Chastellain lui-même dans son E xfosition sur vérité rn,alp'ise.
Tous ces ouvrages sont perdus.
LVII. — Sanderus, dans son inventaire des manuscrits de la Bibliothèque de Bourgogne mentionne, n° 842, un ouvrage de Chastellain. Ce manuscrit n'existe plus. On n'en connaît pas le titre, mais il commençait par ces mots : Plume infélice.
Une chronique de Normandie, conservée à la Bibliothèque de Rouen, 0.33", et dont il existe d'autres manuscrits à Paris (Bibliothèque impériale, 9848; Arsenal, V, 316; Sainte- Geneviève L. 25(?) ) a été publiée sous le nom de Chastellain en 1850, par M. William.s, pour la société des Antiquaires de Londres. Si cette chronique est jointe dans le manuscrit de Rouen à des ouvrages de Chastellain, rien ne permet d'en conclure qu'elle soit de lui. Le titre même du manuscrit fait connaître que tout ce qu'il renferme, n'est pas de Chastellain : Georgii Caslellani, oratoris cximii, nonnulla in hoc inseruntur Tolumine.
M. Marchai (inventaire de la Bibliothèque de Bourgogne, III, p. 189), attribue à Chastellain une chronique de Hollande qui s'arrête à la mort de Philippe le Bon.
L\iv NOTICE
ChïSiet iBrc'v. ord. vell. aur., p. 8), attribue aussi à Chastellain des vers sur l'iustitution de l'ordre de la Toison d'or, publiés par M. le baron de Reiffenberg (Annuaire de la Bibliothèque royale, 1849, p. 95) d'après le manuscrit 11205 do la Bibliothèque de Bourgogne. Une allusion du dernier vers semble permettre de les attribuer à Bouton.
Le manuscrit de La Haye, 783, qui renferme plusieurs poésies de Chastellain, offre une pièce intitulée : Le Serxitenr, qui se termine par ce vers :
Le serviteur dit Brun qui toujours chasse.
Autre allusion au nom de Lebrun (Ludovicus Brunus) ?
Rien n'établit que Chastellain soit l'auteur de la satire contre le comte de Warwick (manuscrit de Bruxelles, 7255 et de Gand, 130) publiée par M. de Reiffenberg, Annuaire de la BîhUotMqiie royale, 1847, et par M. Leroux de Lincy, Chants historiques et jmpulaires du ter/ips de Loids XI, p. 164.
Il en est de même pour les chansons sur la guerre de Liège (manuscrits de Bruxelles, 7262, 7263, 11033. et de La Haye, 780) imprimées en partie, par M. Muller, Nederlandsche Gew7«Vrt^M;i^e?2.^etparM. Jubinal, Lettre àM.deSahandy, p. 213.
Même absence de preuves en ce qui touche une chronique rimée finissant en 1414 et intitulée « Aventures depuis deux cents ans » (Bibliothèque de Bourgogne à Bruxelles, 7259; Bibliothèque de La Haye, fonds Gérard, B. 60 ; Bibliothèque de Paris, suppl. fr., 5195).
Enfin, M. de Reiffenberg a émis l'opinion que Chastellain étai^ vraisemblablement l'auteur de la Chroniqv,e du Ion chevalier Gilles de Chin, publiée à Mons en 1837 {Mon. du Ilainaut,YU, p. 3).