CHAPITRE XLI
Mazîmeg politiqaei.
Les évènemens politiques viennent moins de la grandeur des efforts que de la faiblesse des résistances.
Les pouvoirs politiques ne commencent à diriger les affaires extérieures à l'avantage national que lorsqu'ils sont assez bien affermis pour n'avoir pas besoin de les faire servir à leui- propre sûreté.
Tout gouvernement où la puissance est dans d'autres mains que celles auxquelles la nature des choses l'atti'ibue ne peut durer.
Exemple, — Dans un état où le principe du
SLR LA LÊVOLUTIOSI. ICI
pouvoir doit être dans l'armée, si ia conslilutiou ne le donne aux officiers ou au général, l'armée renversera la constilulion.
Il y a deux manières d'acquérir, gagner et prendre : le travail et la conquête; l'une enrichit le peuple, et l'autre les principaux ; l'une conduit à la démocratie, et l'autre à l'empire de plusieurs ou d'un seul : celle-ci prend sur la masse et l'appauvrit, l'autre augmente la masse et fait le bien de tous : celle-ci accumule les biens, celle-là les distribue.
Ce ne sont pas les lois qui font la nature des choses ; mais bien plutôt la nature des choses qui fait les lois.
La nature des choses distribue le pouvoir, et ceux qui tiennent le pouvoir font les lois pour le maintenir ou l'augmenter.
Mais chacun y travaille suivant son caractère : le but se ressemble, les moyens diffèrent. L'aristocratie adopte des moyens lents et circonspects, la démocratie des moyens brusques qui, la plupart du temps, détruisent l'empire qu'elle veut soutenir.
Chez un peuple neuf et pur, la liijerlé croît naturellement sans art et sans culture; chçz un peu-