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VOLTAIRE

L'amour de la gloire avec toutes ses petitesses, ses faiblesses, ses bassesses, n'était pas soutenu chez lui par un grand caractère.

Il avait beaucoup de tête et fort peu de cœur : de là, la morale la plus variable, l'inquiétude, la faiblesse, la versatilité.

Esprit superficiel et dissipé, il n'a jamais rien approfondi ; il s'est attaché aux dehors, aiix facililéSj à quelques minces données qu'il brodait avec grâce: mauvais philosophe en tout genre; mauvais métaphysicien ; drames sans caractère,

histoires sans fond ; savant superficiel en toute malière; jamais peintre de la nature.

De là, il a été intelligible et agréable pour la foule dissipée, inattentive et superficielle comme lui.

De là, il a eu tant d'aisance pour ces productions où tout est choix, ileur, poussière dorée; car tel il est encore là où il ne faudrait pas être léger : modèle du goût français, qu'il a achevé de pervertir.

§ VI

De rinterprétation de la cature. par DIDEROT.

Cette production, où l'on trouve une grande étendue d'esprit et une expression lumineuse, présente les fruits d'une méditation imparfaite. Diderot est chaud, sensible, enthousiaste. Il saisit fortement la première forme qui lui est présentée et l'observe. Ses affections sont souvent l'énoncé des premières apparences. Il voit des contradictions où il n'en est pas. Il entend les sujets; l'homme sensible s'associe en lui au philosophe, loue et blâme quand il faut discuter. Il donne des leçons sur l'étude de la nature et son cœur à son

inçu y mêle des leçons de vertu. Comaie il n'observe pas longuement et que son premier regard pénètre pour l'ordinaire , il se repose sur ce regard, et il affirme le doute et l'ignorance éternelle de ce qu'il n'a pas aperçu.

Le Traité du Beau , par Diderot , est un bavardage dénué de justesse autant que de clarté.

§ VII

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