FREMIN, BENARD, GERARD
FREMIN
BIEN qu'il me face presque mal de perdre ainsi ma fille putatifue que i'ay tant aymée, si suys-ie bien content qu'elle ayt recouuert son père. Mais ne vous disoy-ie pas bien qu'elle estoit honneste, sage, et belle ?
BENARD
Ouy vrayement, dont ie seray toute ma vie tenu à vous, qui me l'auez si bien nourrie, et esleuée. Mais auez vous veu comme elle estoit honteuse, et esbahie quand ie luy leuoys vn peu les cheveus dessus l'oreille gauche pour voir si ie la recognoistroys à ce sein rouge que ie vous disois ?
GERARD
le ne veux encor rompre leur propos.
FREMIN
Mais comme elle pleuroit de grande ioye quand elle vous a recognu ? et comme naturellement elle endurcit les embrassements de son père!