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CHAPITRE XXXIII

Des bals et passe-temps loisibles , mais dangereux (i).

Les danses et les bals, choses indifférentes, mais dangereuses. — Avis important au sujet des danses. — La fréquentation des danses; ses mauvais effets. — Remède aux dangereuses impressions que ce plaisir pourrait faire sur l'esprit. — Considérations sur la mort.

ES danses et bals sont choses indifférentes, de leur nature; mais selon l'ordinaire façon avec laquelle cet exercice se fait, il est fort penchant et incliné du côté du mal, et par conséquent plein de danger et de péril (2). On les fait

(i) Nous appelons sur ce chapitre l'attention spéciale qu'il mérite. Trop souvent on ose s'autoriser du nom du saint Docteur de la piété chrétienne pour légitimer sans réserve les plaisirs bruyants du monde. Ceux qui parlent ainsi n'ont jamais lu ses ouvrages, ou les ont lus avec le parti-pris d'y trouver le contraire de ce qu'il y enseigne. La vérité, à cet égard, c'est que les « bals et passe-temps « n'étaient pas aussi dangereux à l'époque où vivait le saint Evêque, qu'ils le sont aujourd'hui ; qu'il n'en défend pas l'usage inévitable dans certaines conditions de vie; mais qu'il en parle constamment comme d'une chose regrettable et pleine de périls. Quand les chrétiens qui invoquent le sentiment de saint François de Sales sur ce sujet, en penseront et en parleront comme lui, on les verra moins ardents à ces plaisirs, et plus soucieux du compte qu'ils auront à rendre au tribunal de Dieu, de la manière dont ils s'y livrent.

(2) Ainsi, cet exercice, « indifférent, de sa nature », est « fort penchant et incliné du côté du mal. » Ne serait-ce pas assez déjà

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