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QUATRIÈME PARTIE, CHAPITRE XIV

cet égard, si nous trouvons la cause du mal en nous, il en faut remercier Dieu, car le mal est à moitié guéri quand on a découvert sa cause.

Si au contraire vous ne voyez rien en particulier qui vous semble avoir causé cette sécheresse, ne vous amusez point à une plus curieuse recherche; mais avec toute simphcité, sans plus examiner aucune particularité, faites ce que je vous dirai.

I. Hnmilie-{-vous grandement devant Dieu, en la connaissance de votre néant et misère. Hélas ! qu'est-ce que de moi, quand je suis à moi-même ? Non autre chose, ô Seigneur, sinon une terre se che, laquelle, crevassée de toutes parts, témoigne la soif qu'elle a de la pluie du ciel; et cependant le vent la dissipe et réduit en poussière.

II. Invoquez Dieu et lui demandez son allégresse. « Rende\-moi , ô Seigneur, l'allégresse de votre salut (i). Mon Père, s'il est possible, transporte:^ ce calice de moi » (2). Ote-toi d'ici, ô bise infructueuse qui dessèches mon âme ; et venez, ô gracieux vent des consolations, et souf- Hez dans mon jardin; et ces bonnes affections répandront Todeurde suavité.

in. Alle'{ à votre confesseur ; ouvrez-lui bien votre cœur, faites-lui bien voir tous les replis de votre âme, prenez les avis qu'il vous donnera, avec grande simplicité et humilité; car Dieu, qui aime infiniment l'obéissance, rend souvent utiles

fin Redde milii Icetitiam salutaris iui. » Ps., 4. •i) " Si possibilc est, transcat a me calix istc. » S. Matth

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