I. Mettez-vous en la présence de Dieu
II. Invoquez le Saint-Esprit, lui demandant lumière et clarté, afin que vous vous puissiez bien connaître, avec saint Augustin, qui s'écriait devant Dieu en esprit d'humilité : « O Seigneur, que je vous connaisse et que je me connaisse ! » et saint François, qui interrogeait Dieu, disant : «Qui êtes-
(i) C'est-à-dire: vous noterez. On peut le faire de mémoire, mais en le faisant par écrit, on évite la crainte d'oublier. Or, c'est beaucoup, dans une retraite, que de conserver le calme de l'esprit.
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vous, et qui suis-je? « l'rotcstez de ne pas vouloir remarquer votre avancement pour vous en rejouir en vous-même, mais pour vous réjouir en Dieu; ni pour vous en glorifier, mais pour glorifier Dieu et l'en remercier.
Protestez que si, comme vous pensez, vous découvrez d'avoir peu profité, ou bien d'avoir reculé, vous ne voulez nullement pour tout cela vous abattre, ut refroidir par aucune sorte de découragement ou relâchement de cœur; mais qu'au contraire vous voulez vous encourager et animer davantage, vous humilier et remédier aux défauts, moyennant la grâce de Dieu.
Cela fait, considérez doucement et tranquillement comment jusques à l'heure présente vous vous êtes comportée envers Dieu, envers le prochain, et à l'endroit de vous-même.