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PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE IV '5-J

et remédié • vous en serez allégée et fortifiée en vos afflictions, modérée et réglée en vos consolations. A3'ez en lui une extrême confiance mêlée d'une sainte révérence, en sorte que la révérence ne diminue point la confiance ; et que la confiance n'empêche point la révérence; confiez-vous en lui avec le respect d'une fille envers son père, respectez-le avec la confiance d'un fils envers sa mère. Bref, cette amitié doit être forte et douce, toute sainte, toute sacrée, toute divine et toute spirituelle. Et pour cela, choisissez-en un entre mille, dit Avila-, et moi je dis : entre dix mille; car il s'en trouve moins que l'on ne saurait dire, qui soient capables de cet oflice. Il le faut plein de charité, de science et de prudence : si l'une de ces trois parties lui manque, il y a du danger*, mais je vous dis de nouveau : demandez-le à Dieu, et, l'ayant obtenu, bénissez sa divine Majesté, demeurez ferme, et n'en cherchez point d'autres ; mais allez simplement, humblement et confidemment; car vous ferez un très-heureux voyage.

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