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CHAPITRE XXIII

(^iCil se faut purger de V affection aux choses inutiles et dangereuses.

Les jeux, les bals, etc., sont de leur nature choses indifférentes, mais dangereuses. — Les affections à ces plaisirs sont contraires à la dévotion, — Importance de les retrancher.

"^'ï^fJES jeux, les bals, les festins, les pompes, les fe§^ I comédies, en leur substance ne sont nullement choses mauvaises, mais indifférentes, pouvant être bien et mal exercées; toujours néanmoins ces choses-là sont dangereuses, et de s'y affectionner, cela est encore plus dangereux. Je dis donc, Philothée, qu'encore qu'il soit loisible de jouer, danser, se parer, ouïr d'honnêtes comédies, banqueter; jt70z/r/j;2/, avoir de V affection à cela, c'est une chose contraire à la dévotion et exti^emement nuisible et périlleuse. Ce n'est pas mal de le faire, mais oui bien de s'y affectionner. C'est dommage de semer en la terre de notre cœur des affections si vaines et si sottes ; cela occupe le lieu des bonnes impressions et empêche que le suc de notre âme ne soit employé aux bonnes inclinations. Ainsi, les anciens Nazaréens s'abstenaient non-

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