‹ Œuvres. Publiées (volume 4)Chapitre 125 sur 183 · HERODOTE · texte numérisé non relu

HERODOTE

Sur l'opinion de cet historien , que toutes les Babyloniennes étaient obligées par la loi de se prostituer une fois dans leur vie , dans le temple de Milita ou Vénus (1).

De très-profonds érudits ont prétendu que le marché se faisait bien dans le temple, mais qu'il ne se consommait que dehors. Strabon dit, en effet, qu'après s'être livrée à l'étranger, hors du temple^ la femme retournait chez elle. Où donc se consommait cette cérémonie religieuse? Ce n'était ni chez la femme, ni chez l'étranger, ni dans un lieu profane, où le mari, et peut-être un amant de la femme, (|ui

(i) Voltaire, tome XVI, p. :V2.

auraient eu le malheur d'être philosophes et d'avoir des doutes sur la religion de Babylone, eussent pu troubler cet acte de piété. C'était donc dans quelque lieu voisin du temple, destiné à cet usage, et consacré à la déesse. Si ce n'était point dans l'église, c'était an moins dans la sacristie.

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