VAN-SWIETEN
Van-Swieten , premier médecin de l'impératricereine, voulut se mêler de la médecine des âmes, et se fit donner l'emploi d'empécber les bons livres français de pénétrer dans la ville de Vienne. Personne n'eût pu prévoir alors que Vienne donnerait, vingt ans après, à l'Europe catliolique, l'exemple de la tolérance , de la liberté de la presse, de la destruction des abus de l'autorité ecclésiastique, enfin, de la réforme du clergé.
Les ouvrages de M. de Voltaire étaient le principal objet de sévérité de Van-Swieten , qui haïssait l'inoculation encore plus que la philosophie; cependant, plusieuis personnes de la famille impériale étant mortes entre ses mains de la petite vérole, il ne put empêcher que l'inoculation ne s'introduisît sous ses yeux dans le palais de Vienne, ainsi que les lumières qui ont produit une si étonnante révolution.
(i) Voltaire, tome XLIV. p