‹ Œuvres. Publiées (volume 4)Chapitre 177 sur 183 · VAUVENARGUES · texte numérisé non relu

VAUVENARGUES

Dans le temps de la mort de M. de Vauvenargues,

(1) Voltaire, tome XXVI, p. 106.

(a) Voltaire, tome XLVII, p. 70.

les jésuites avaient la manie de chercher à s'emparer des derniers moments de tous les hommes qui avaient quelque célébrité, et s'ils pouvaient ou en extorquer quelque déclaration , ou réveiller dans leur âme affaiblie les tejieurs de l'enfer, ils criaient au miracle. Un de ces pères se présente chez M. de Vauvenar^ues mourant. Qui vous a enuojé ici? dit le philosophe : Je viens de la part de Dieu , répondit le jésuite. Vauvenargues le chassa, puis se tournant vers ses

amis :

Cet esclave est venu; Il a montré son ordre et n'a rien obtenu.

L'ouvrage de Vauvenaigues, imprimé après sa mort, est intitulé : Introduction à la connaissance de l'esprit humain.

Les éditeurs, pour faire passer les maximes hardies qu'il renferme, y ont joint une méditation et une prière, trouvées dans les papiers de l'auteur , qui, dans une dispute sui- Bossuet avec ses amis, avait soutenu qu'on pouvait parlei- de la religion avec majesté et avec enthousiasme sans y croire. On le défia de le prouver, et c'est pour répondre à ce défi qu'il fit les deux pièces qu'on trouve dans ses œuvres.

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