‹ Œuvres. Publiées (volume 4)Chapitre 70 sur 183 · CORRESPONDANCE DE M. DE VOLTAIRE, ETC · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE DE M. DE VOLTAIRE, ETC

ne pouvait que devenir un grand roi : et l'on sent que le philosophe qui prenait plaisir à s'enfoncer dans les ténèbres de la métaphysique de Wolff, dans le temps qu'il apprenait de M. de Voltaire l'art si difficile, pour un Français même, de faire des vers français, ne se serait occupé que du soin de gouverner et d'éclairer ses sujets, si le sort , en le plaçant à la tête d'une puissance naissante et encore faible, ne l'eût forcé de combattre pour sa propre indépendance.

Ces lettres renferment de plus des leçons qui seront peut-être utiles aux souverains, parce qu'ils les recevront d'un de leurs égaux. Un prince peut rougir d'être éclairé sur ses intérêts et sur ses devoirs par un philosophe qui n'a que du génie et de bonnes intentions; mais aucun ne dédaigneia d'apprendre {[uelque chose du vainqueur de Dresde et de Lissa.

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