‹ Œuvres. Publiées (volume 5)Chapitre 41 sur 80 · IX · texte numérisé non relu

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car on |)eul prononcer à cliaqiie instant ou clans cliaf|ue page le nom de la liberté, et avoir des principes (pii la délriiisenl.

IX. Ne cédez point aux .sollicitations , mais n'y voyez pas un motif d'exclnsion. L'amour-propre qui engage à se croire piopre aux fonctions importantes et difficiles, n'est pardonnable qu aux hommes extraordinaires, forcés par les circonstances de se comparer aux autres. La confiance qui porte un homme à demander qu'on remette en ses mains le sort d'une nation entière, ne peut être une vertu que dans Caton, placé au milieu d'un peuple corrompu. La sollicitation est le premier pas vers la corruption ; et l'exemple de l'Angleterre doit vous effrayer'. Mais songez que l'effeivescence actuelle des espiits mérite quelque indulgence; qu'il est excusable de se confier à ses forces, quand ni soi ni les auties ne les ont encore essayées; qu'enfin, sans le désir d'être membre des états généraux , le zèle du bien public aurait été moins actif et moins général.

X. Si un homme est d'une profession (jui lui donne des intérêts contraires à l'intérêt commun, sachez, pour vous déterminer à l'élire, s'il est citoyen avant d'être pair de France, conseiller, avocat, fermier général, militaire, employé dans l'administration, directeur d'une compagnie ou d'une caisse, ban(|uier, chef d'une manu facture privilégiée, etc., etc.

XI. Préférez ceux qui ont une opinion décidée, à ceux qui inventent des plans conciliatoires ; ceux qui sont zélés pour les droits des hommes, à ceux qui ont luie pitié tendre pour les maux du peuple; ceux

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