‹ Œuvres. publiées par les soins de Son Excellence, le Ministre de l'instruction publique et des cultesChapitre 108 sur 347 · L'ART DU POTIER D'ETAIN · texte numérisé non relu

L'ART DU POTIER D'ETAIN

Le 16 décembre 1776.

Nous avons examiné, par ordre de l'Académie, M. Macquer, M. Desmarets et moi, la première partie de F Art du potier d'étain, par M. Salmon , potier d'étain établi à Chartres.

L'auteur, avant d'entrer dans les détails des différentes manipulations de l'art qu'il s'est proposé de décrire, a cru devoir le faire précéder de quelques prolégomènes , et c'est à quoi se réduit la première partie, dont nous rendons compte aujourd'hui à l'Académie.

Il traite d'abord, dans un premier chapitre, des mines d'étain et de la manière dont on les exploite ; il y détaille les différentes espèces de mines telles qu'elles ont été décrites par Wallerius, et il y joint une courte notice de la manière dont on en fait l'extraction en Angleterre. n passe ensuite, dans un second chapitre, aux opérations propres à la mine d'étain pour en tirer le métal et pour l'affiner. Les mines d'étain, comme toutes les autres mines, sont bocardées, après leur extraction, et lavées.

En Allemagne, où les mines d'étain sont fort arsenicales, on les grille dans un fourneau particulier, construit de manière à pouvoir recueillir l'arsenic qui se sublime.

Lorsque la mine est grillée, on la fond dans une espèce de fourneau à manche.

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