ADDITION AU MÉMOIRE PRÉCÉDENT
cependant s'en trouver beaucoup plus de ces dernières dans les principes de M. Dufourny.
Nous pensons donc que les corrections faites dans la forme de la lanterne ne suffisent pas pour expliquer pourquoi il se casse un plus grand nombre de celles qui ont été construites en dernier lieu que des précédentes. Nous serions plutôt portés à croire que la qualité du verre en est la cause. Les chimistes éprouvent, en effet, tous les jours qu'il se trouve des espèces de verre beaucoup plus propres les unes que les autres à résister à l'action de la chaleur. C'est principalement de la lenteur du refroidissement qu'on leur a fait éprouver que dépend cette propriété. Mais, indépendamment de la qualité du verre, il y aura toujours une précaution nécessaire à prendre pour éviter la fracture ; ce sera d'avancer assez le rebord du toit de la lanterne pour que la pluie ne puisse jamais frapper la partie échauffée du verre. Enfin, si ces deux moyens ne suffisaient pas, on pourrait en employer un plus efficace encore, ce serait de former le carreau de la lanterne de deux morceaux de verre rapportés l'un contre l'autre et réunis le plus exactement qu'il serait possible. Le cadre dans lequel ces verres seraient placés les maintiendrait suffisamment sans qu'il fût besoin de les assujettir par un plomb. D'après cette disposition, la chaleur n'agirait plus dans le milieu du verre, elle agirait sur les bords, et il en supporterait beaucoup plus aisément l'action.
RAPPORT