‹ Œuvres. publiées par les soins de Son Excellence, le Ministre de l'instruction publique et des cultesChapitre 176 sur 347 · IV · texte numérisé non relu

IV

France. Mais, en faisant l'éloge de la paitie expérimentale de l'ouvrage de M. Scheele, nous ne pouvons nous dispenser d'annoncer que les conséquences qu'il en tire, et la théorie qu'il cherche à établir nous paraissent en quelque façon détruites d'avance pai' les expériences et par les découvertes de ceux qui ont écrit depuis lui. C'est le sort de tous les systèmes, enfantés trop à la hâte, et qui n'ont point été suffisamment médités : ils n'ont qu'une existence éphémère, et ils périssent presque au même moment où ils voient la lumière.

Quoi qu'il en soit, en supposant, ce que nous n'osons pas décider, que le système de M. Scheele sur la formation du feu et de la chaleur, sur le phlogistique et sui' l'air, soit déjà contredit et renversé par les expériences modernes, son ouvrage ne le rangera pas moins auprès des Priestley et des physiciens les plus célèbres. Ce n'en sera pas moins un service important rendu aux sciences que d'avoir fait connaître, en français, une des belles suites d'expériences qui existent, et l'Académie n'en doit pas moins savoir gré à M. le baron Dietrich d'en avoir donné la traduction. Nous croyons en conséquence qu'elle mérite l'approbation de l'Académie et d'être imprimée sous son privilège.

Fait à l'Académie, le 8 août 1781.

RAPPORT

SUR

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