‹ Œuvres. publiées par les soins de Son Excellence, le Ministre de l'instruction publique et des cultesChapitre 53 sur 347 · ASSAINISSEMENT DES EAUX CORROMPUES · texte numérisé non relu

ASSAINISSEMENT DES EAUX CORROMPUES

qu'au premier. Il consiste à filtrer l'eau corrompue ou de mauvaise qualité dans une machine, à l'instar de celle établie, il y a quelques années, à la pointe de l'ile Saint-Louis, pour filtrer l'eau de la Seine. La machine que M. Dufaud propose doit être exécutée en fer-blanc; elle ne pèsera que 20 livres, et elle pourra être portée par le cheval de peloton.

Les avantages que M. Dufaud attache à la pureté de l'eau sont incontestables; mais premièrement il ne faut pas croire que la filtration puisse, dans un grand nombre de cas, remplir l'objet qu'd se propose. La plupart des substances qui rendent l'eau malfaisante sont ou dans la classe des matières extractives, ou dans celle des matières salines; les unes et les autres existent dans l'eau dans un état de dissolution, et elles passent à travers les filtres, quelle qu'en soit la disposition. Secondement, sa machine à filtrer n'a aucun avantage particulier, et elle n'est pas préférable à la plupart de celles qui sont en usage dans les arts et dans la société; enfin le moyen même qu'il propose, celui de filtrer l'eau, est si connu, si ancien et si pratiqué, que le mémoire de M. Dufaud ne nous a paru mériter aucune attention de l'Académie.

Fait au Louvre, le 27 avril 177/1.

Signé Cadet, Lavoisier, Macquer et de Montigny,

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