LIVRE DIXIÈME
Chap. i«r. — Des principaux états de V Europe depuis Charles VIII ^ jusqu'à la mort de l'empereur Maximilien I.
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Frédéric III est le dernier empereur qui ait été couronné à Rome. Le règne de Maximilien I est l'époque où l'ambition commence à faire mouvoir emsemble les principales puissances de l'Europe. Ce prince avait épousé Marie , héritière de la maison de Bourgogne. Il divise l'Allemagne en cercles. Il crée la chambre impériale qui devait prendre connaissance des différens des princes. Ces moyens ne pouvaient assurer la tranquillité. Troubles en Angleterre sous Henri VI, qui perd la couronne et la vie. Fin de la domination des Plantagenets. Puissance de Charles VII après l'expulsion des Anglais. Caractère de Louis XI. Il est incapable de bien placer sa confiance. Guerre du bien public. Louis XI, traître envers Charles, duc de Bourgogne , en est puni. Sa conduite avec le duc de Berry son frère. H pouvait être absolu sans être cruel. Domaines qu'il réunit à la couronne. H fait rendre la justice. Il laisse la couronne à CharTes VIII , et le gouvernen»ent du royaume à Anne de Beaujeu. Guerre civile qui finit par la défaite du duc d'Orléans. Charles épouse l'héritière de Bretagne. Il se propose la conquête du royaume de Naples. Plusieurs prétendans au duché de Milan. Cette ville veut se gouverner elle-même, ainsi que Pavie et Parme. Les Milanais se livrent imprudemment à François Sforze. Ludovic Sforze usurpe l'autorité sur Jean-Galéas-Marie, son neveu. Le royaume de Naples avait été florissant sous Alphonse, concurrent deRéné d'Anjou. Troubles sous Ferdinand son fils. Laurent Médici s'occupait des moyens d'assurer la paix de l'Italie ; tandis que toutes les puissances formaient des projets de guerre. Il était de l'intérêt de Ferdinand et de Ludovic d'entrer dan» les vues dé Laurent.
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Tous trois lignés eosemlilc ils assareni la pniv , mulgt^ le pape et malgré les Vénitiens. L*It«Ue heuren.%r sou» I«aar«nt II meurt regretté de toute l'Europe. Rodrigue Horgi«, Aleiandre VI , sar la chaire de saint Pierre. Pierre II succède à Laurent. Projet de aoudovic pour montrer ad pape eonMett lei confédérés étaient unis. Ce projet n'est pas exécuté. I^adoTÎc en prend de l'ombrage contre Ferdinand et contre Pierre. Il fomente des divisions qui commençaient entre eux et Alexandre VI. Ce pape étiit prêt à tout , pourra qu'il obtint des principautés pour ses neveux. Il se ligue avec Ludovic et arvc les Vénitiens. Ludovic invite Charles VIII à la conquête do royaume de Naples. Ferdinand négocie inntilement pour détourner Charles de celte entreprise. Il se réconcilie avec le pape , mais il ne peut regagner Ludovic. Charles passe les Alpes. Il s'ouvre un chemin par la Toscane. Sac de Finizano. Situation embarrassante des Français. Pierre est blâmé de let avoir armés contre sa patrie. Pour réparer cette fiute, il en fait une plus grande. La fermeté d'un Florentin intimide les Français qui se croyaient maîtres de Florence. A l'approche de Charles, le pape s'enferme dans le château Saint- Ange. Charles se réconcilie avec le pape. Le royaume de Naples le reçoit. Entrée de Charles dans la ville de Naples. Maximilien tente inutilement d'armer rAllemagne contre Charles. L'Italie et l'Espagne se liguent avec lui. Cependant les Napolitains, déjà dégoûtés des FraaçaiSy songeaient à les renvoyer ; et Charles se retire lorsque Ferdinand II commeDçait à recouvrer son royaume. Charles approche de Fomovo. Incertitude des ennemis qui s'effraient. Bataille de Fomovo. Mort de Charles. Louis XII a, comme Charles VIII , l'ambittoa de faire des conquêtes en Italie. H devait prévoir qu'il ne les conserverait pas. Circonstances qui les rendaicot iicilcs à faire. Il fait celle du Milanais. Ludovic est condait ea France. Louis partage le royaume de. Naples avec Fcrdi* nand le Catholique qui le garde tout entier. Ses négociations détournent l'empire du dessein d'armer contre lui. Maiiaiilien , qui ne peut pas être couronne , prend le litre à*€mp€*'
^. • ^7f(j^Les Vénitiens, par une imprudence, réunissent contre eux r:t[aximilien et Louis XII. Ligue de Cambrai. Prétentions des puissances liguées. Articles dont on était convenu. Ce traité était l'ouvrage de Maximilien seul. Offres du pape aux Vénitiens. Si ces républicains les eussent acceptées, la ligue eût été sans effet. Ils perdent presque tout ce qu'ils possédaient en terre ferme. Ils en recouvrent une partie. Jules II quitte le parti des ligués. Cependant Louis XII veut encore cpmpter sur ce pape. Mais Jules s'allie des Vénitiens et prend les armes. Il fait une ligue contre la France. Il tombe malade , et Maximilien songe à se faire pape. Maximilien Sforze est rétabli dans le duché de Milan. Jeand'Albret perd la Navarre. Louis reprend et reperd le Milanais. Il fait la paix avec tous ses ennemis, et meurt. François I^"^ veut encore conquérir le duché de Milan. Il passe les Alpes. Bataille de Marignan. Conquête du Milanais. Charles-Quint maître des Pays-Bas, de l'Espagne , du royaume de Naples, et empereur.
Chap. ri. — Des papes dans le quinzième siècle, et de l'origine du luthéranisme dans le seizième. Page 484.
La puissance de la cour de Rome empêchait la réforme de l'Église ; mais cette puissance s'affaiblissait elle-même en voulant trop s'accroître. Elle avait long-temps remué l'Europe. Elle devait enfin la soulever. Elle s'affaiblit lorsqu'elle parait remporter le plus grand avantage. Elle s'affermit dans Rome à mesure qu'elle s'affaiblit ailleurs. Les papes étaient encore assez puissans pour entretenir les abus qui enrichissaient la chambre apostolique. Ces abus trouvaient peu d'obstacles en Italie. En Allemagne on s'en plaignait hautement. Ils paraissent détruits en France depuis la pragmatique de Charles VIL Louis XI trompé révoque cette loi. Il la révoque une seconde fois. Il n'y a plus rien de déterminé à ce sujet. Concordat de Léon X et de François I®^ On a tort en France de regarder ce concordat comme une loi. François P"" le fait exécuter. Les dissipations de Léon X épuisent les ressources du saint-siége. Il fait publier des indulgences dans toute la chrétienté. Pen-
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dânt qu'en Allemagne les diète» te plaignent de cet abliV^tr > augiistins sont offensés de n*en être pas l'instnaneiii. Lèê dominicains les pn^chent arec scandale. L'électeur de Sa«e protège lesaugustins, et Martin Luther écrit Léon X demande aux diètes que Luther soit puni. Elles répondent par des plaintes contre les exactions de la cour de Rome. Luther ne garde plus de mesures. Des peuples le croient destiné a éclairer l'Église. Ds attendent de lui une réforme générale. Il fait une révolution qu'on n'avait pas prévue et qu'il n'avait pas projetée. Causes de la rapidité de cette révolution.
Chap. 111. — De VAngUterre sous Henri Fil et sotis Henri FIIJ jusquà la mort de MeuùmiUen, Page 499«
Les calamités avaient préparé les Anglais à la plus grande soumission. On a remarqué la même chose des Romains. Les Anglais n'avaient jamais déterminé les droits respectifs du souverain et de la nation. Henri VII était donc le maître d*étendreses prérogatives. II est reconnu par la nation, quoi* qu'il n'eût que des titres équivoques. Il demande des titres au pape. Il rallume l'esprit de faction qui s'éteignait. Simnel ou le faux Warwick. Perkin ou le faux duc dTork. Deux conspirations dissipées assuraient le trône à Henri. Mab son caractère soupçonneux lui faisait toujours des sujets de crainte. Son avarice et son despotisme. On es{>érait mieux de Henri Yin, mais sans fondement La flatterie applaudit è set dissipations. Il s'engage inconsidérément dans la ligue qui se forme contre Louis XIL Avec ses troupes, Ferdinand le Catholique envahit la Navarre. Il entre dans une nouvelle lifiit)^ et compte encore sur des alliés qui le jouent. Victoire de G«inegate. Henri n'en sait pas profiter. Les Suisses ne font pas la diversion qu'ils avaient promise. Louis (ait la ftaix avee Maxiroilien et avec Ferdinand le Catholique. Les articles de cette pacification donnent de l'inquiélnde à lÂsm X. Henri VIU, indigne contre ses alliés, lait U pus avec fal