‹ Œuvres. Publiées suivant l'ordre chronologique avec documents complémentaires, introductions et notesChapitre 101 sur 133 · LE BON USAGE DES MALADIES · texte numérisé non relu

LE BON USAGE DES MALADIES

date précumée : iGSg.

Imprima en iGfifi. d«ns un recueil intitulé Dhen Traitez de Pieté, p. i .

Celte prière parut pour la première fois, sans nom d'auteur, en tèle d'un petit recueil intitulé : Divers Traitez de PieU, A Cologne, ehêz Ballhazar d*Egmondl^ 16O6, in- ta, 397 p- (nombreoset corrections à ï Erratum). Ce petit livre contient surtout des écriis provenant du monastère de Port- Royal, et notamment une EJfusion de axur de la Sœur Bri- {uct, du II octobre 1664. La prière fut réimprimée en 1670, dans l'édition des Pensées, chapitre xxxii, p. 3^3, avec l'indication suivante donnée dans VAverliuement. « L'on a aussi jugé à propos d'ajouter à la fin de ces pensées une Prière que Monsieur Pascal composa estant encore jeune dans une maladie qu'il eut, et qui a déjà esté imprimée deux ou trois fois*, sur des copies asseï peu correctes, parce que ces impressions ont été laites sans la participation de ceux qui ilntuu>nt h présent ce Recœûil au public. >

La date de cet écrit est très discutée par les ciiliqucs ; les uns estiment qu'il a été composé en 16^7 ou en 1648, au moment où Pascal fut atteint d'une paralysie des membres inférieurs ; d'autres la reportent aux dernières années de la vie de Pascal, peut-^tre au moment où il était réduit au lait d'ànesse (juin 1669, cf. supra p. 20a, n. 1). A l'appui de la première opinion on cite le texte de V Averlissement de 1670; on pourrait invoquer aussi un passage d'une lettre écrite le a9 novembre 1 66a par la Mère Angélique de S'-Jean à Arnauld de Pomponne (cf. infra T. X, p. 339, sq.); elle lui envoie o un lùrrit de 80. [c'estrà-dire de Pascal] en 55. pages qu'il a voit fait

I. Noos ne conoaissons pai d'autre impresnon que enllfl de 1666. a* iérie. VI ai

au commencement qu'il fut touché dans une grande maladie. » — A ces témoignages s'oppose l'affirmation de Madame Perier, dans un passage de la Vie de Pascal, qu'elle écrivit sans doute pou de temps après la mort de son frère : « On ne peut mieux connoistre les dispositions particulières dans lesquelles il soufTroit toutes ses nouvelles incommoditez des quatre dernières années de sa vie, que par cette prière admirable que nous avons apprise de luy et qu'il fit en ce temps-là pour demandera Dieu le bon usage des maladies » (cf. supra T. I, p. 83). Nous avons cru devoir suivre cette indication à cause de son caractère formel ; nous faisons observer cependant que le passage ne se retrouve ni dans les autres copies, ni dans l'impression de i68/|. Il semblerait au premier abord que Ton peut trouver quelque moyen de sortir d'embarras dans la prière elle-même qui est une sorte de confession ; mais sur ce point encore les opinions des critiques sont très partagées. On peut remarquer toutefois que Pascal, énumérant toutes ses fautes, ne dit rien de la chute qui avait suivi sa première « conversion ».

Nous donnons le texte de 1666, celui de 1670 semblant avoir été, comme les Pensées elles-mêmes, corrigé et altéré par les éditeurs. Les variantes tirées de cette édition sont reportées en note, et indiquées par la lettre A.

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