‹ Œuvres. Publiées suivant l'ordre chronologique avec documents complémentaires, introductions et notesChapitre 107 sur 133 · A. [mon baptesme qui estj ma [seconde · texte numérisé non relu

A. [mon baptesme qui estj ma [seconde

rniERE pom le bom usage dbs maladus 9m

et dont rattachement luy est si salutaire. Je sens que je ne puis aimer le monde sans vous déplaire, sans me nuire, et sans me deshonorer ; et neantmoins le monde est encore l'objet de mes délices. O mon Dieu, qu'une ame est heureuse dont vous estes les délices, puis qu'elle peut s'abandonnera vous aimer, non seulement sans scrupule, mais encore avec mérite. Que son bon-heur est forme et durable, puisque son attente ne sera point frustrée ; parce que vous ne serez jamais destruit, et que ny la vie, ny la mort ne la sépareront jamais de Tobjet de ses désirs, et que le mesme moment qui entraisnera les méchans avec leurs idoles dans une ruine commune, unira les justes avec vous dans une gloire commune : et que conmie les uns périront avec les ^choses périssables ausquelles ils se sont attachez, les autres subsisteront éternellement dans l'objet éternel et subsistant par soy-mesme auquel ils se sont étroitement unis. Oh qu'heureux sont ceux qui avec une liberté entière, et une pente invincible de leur volonté, aiment parfaitement et librement ce qu'ils sont obligez d'aimer nécessairement !

*0 mon Dieu, achevez les bons mouvemens que vous me donnez. Soyez-en la fin comme vous en estes le principe. Couronnez vos propres dons. Car

Page 1