VitUiuprtiT.MU, p. i
AITENDIGE
Lei relations de Pascal et de Huygens après le mois de février
11 ne semble pas qu'après le mois de janvier ou février 1669 Pascal ait continué à correspondre directement avec Huygens.
Nous avons déjà signalé plus haut les observations que Huygens adressait à Carcavi au sujet de la Lettre à M. A. D. D. S. et l'impossibilité où il fut d'obtenir une réponse de Pascal, qui était tombé malade au commencement de l'été* (cf. supra T. VllI, p. 253).
Au début de 1660, Huygens désira être renseigné sur la machine arithmétique de Pascal et s'en procurer, si possible, un exemplaire. Nous avons reproduit plus haut (T. I, p. 3i5 et suiv.) la description de la machine arithmétique que Belair adressa à Huygens en 1609. Une lettre de Du Gast nous apprend d'autre part, qu'un « Pascalin» fut envoyé à Huygens en février 1660, par l'intermédiaire du libraire Petit.
« Monsieur, — écrit Du Gast^ à Huygens le 6 février 1660 (Œuvres de Huygens, T. III, p. 30). — j'ay différé quelque
I . Ismaël BouUiau s'adressant au Prince Léopold de Médicis, signale et décrit l'indisposition de Pascal dans les termes suivants (lettre du i3 juin 1669, dans les Œuvres de Huygens, T. III, p. 466): « Geometra ille Dettnnoilla, cujas proprium nomen est Paschalis, comminiscendis illis Geomeiricis theorematibas demonstrandisque tanta cum assiduitale et cerebri contentione animum applicuit, intraque tam brève paucorum dierum spatium ille confecit, ut spiritus vitales fere exhauserit et, in tobem lapsus, lactis asinini potione ac jusculorum refrigerantium usu intemperiem viscerum ac cerebri emendare nunc cogatur ; quod adiit vitse discrimen ejusmodi dieta cullivaturum speramus ».
a. La lettre est datée « De la campagne » ; Du Gast se trouvait vraisemblablement chez le duc de Luynes, à Vaumurier.
LBTTBB DE A. DBTTO?rVILLB A M HUOGUENS DE ZULICHEM 103
temps à vous faire réponse sur le Pascalin, parce que pour le faire exactement je voulois avoir celle de Monsieur Petit à là lettre que je luy en avois écrite du lieu où je suisi la campagne. 11 m'a mandé qu'il y a plus de deux mois qu'il l'avoit mis entre les mains de l'homme* de Monsieur EIzevicr, pour le luy envoyer. Ainsy Monsieur Clievier en doit maintenant sçavoir des nouvelles, et apparament l'aura-t'il maintenant receu, ou est sur le point de le recevoir. Pour la personne à qui Monsieur Pascal a fait autrefois ce beau présent, et qui est une de» premières en mérite que nous ayons en France, je acay, Monsieur, qu'elle vous honore parfaitement, et qu'elle a pour vous une estime toute particulière. Elle m'a chargé de vous dire que vous pouvez retenir cet instrument autant de temps qu'il vous plaira, soit pour le faire voir à vos amis, aoit pour en faire faire de semblables ; et que quand vous en aurez disposé ainsy en toute liberté, il n'y aura qu'à le renvoyer par la mesme voye de Monsieur le Petit.
« Il y a quelques mois que je n'ay veu Monsieur d'Etonville, parce que je n'ay pas esté à Paris: mais j'en ay sceu souvent, et encore aujourd'huy des nouvelles, qui portent que sa santé se fortiGe de jour en jour. Je vas demain à Paris pour un voyage d'un ou de deux mois assez loind'icy. Je luy montreray ce qui le regarde de vostre lettre, et je puis vous dire, principalement à cause de mon absence, que vous pouvez luy escrire en addressant vos lettres, si vous n'avez point d'autre addreaae, à Monsieur Pascal pour les luy faire tenir, et sur une autre enveloppe mettre à Monsieur le Petit Marchand libraire rue S'- Jacques à la Croix d'or à Paris*.
c Je suis avec tout le respect et la passion que je doibs, c Monsieur,
« vostre 1res humble et très obéissant serviteur, « Du Gast. »