‹ Œuvres. Publiées suivant l'ordre chronologique avec documents complémentaires, introductions et notesChapitre 96 sur 133 · ACTE NOTARIÉ · texte numérisé non relu

ACTE NOTARIÉ

que les dictes dames ont dit et affirmé, comme généralement sur tout et chacuns les autres biens et revenus temporels, meubles et immeubles quelconques presens et advenir de la dicte abbaye de Port Hoyal, le tout que les dites dames constituantes en ontchargé» afTecté, oblige et bipotequé pour fournir et faire valloir ladite rente bonne et bien paiable prchacua an k tous jours auxdits quartiers nonobstant toutes cboses k ce contraires sans que la generalle obligation desroge k la specialle ny la specialle à la generalle, pour desdites trois cent soixante quinze livres de rente jouir etc. cette présente constitution faite moyennant la somme de sept mille cinq cens livres que les dites dames constituantes en ont confessé avoir receue dudit sieur acquéreur, qui leur a ladite somme baillëe, payée, comptée, norabrée et délivrée presens les notaires soubzsignez en louis d'argent, le tout bon et dont etc. quittansetc. desaisissans etc. jusqu'à la valleur et concurrance de la dite rente voulansetc. procurans etc. le porteur etc. donnans etc. pouvoirs etc. rachetables k toujours les dits trois rent soixante quinze livres tournois de rente en baillant et payant par le rachetant a une seule fois et payement |)areille somme de sept mil cinq cent livres avec les arrérages qui en seront lors deus et escheus, fraiz et mises et tous loyaux cousts, mesmes tous fraiz de consignation et droits de controlle desdites consignations si aucuns il convenoit paier et desbourser, nonobstant tous edits et arrestz contraires ausquelz est desrogé et renoncé par lesdictes dames constituantes sans préjudice audit sieur acquéreur de deux cent cinquante livres de rente viagère d'une prt et de deux cens livres de rente d'autre qui luy sont deues par les dites dames constituantes qui ont esleu leur domicilie en la maison de M* Estienne Ledroict procureur au Chatelet de Paris size Rue de Moncy prés

le cimetière Sainct Jean, auquel lieu elles veullent etc. promettans etc. obligeans etc. renonceans etc. Fait et passé au dit Parloir et grille de la dite abbaye de Port Royal aud. faubourg Sainct Jacques le vingt deusiesme jour de mars Tan mil six cens cinquante neuf... et ont signé

Sœur Catherine Agnes de Sainct Paul.

Sœur Magdeleine de S" Agnes sousprieure.

Sœur Angélique de S' Jean sousprieure.

Sœur Jacqueline de S'" Euphemie sousprieure.

Sœur Françoise de S** Glaire celleriére. Decuron Pascal

Dauron Lecaron Gallots.

LETTRES DE SLUSE A PASCAL

I. aa ami. — H, ag arril. — Ili, 5 juillet. — iV, 19 juillet lôSg.

Minute i la Bibliothèque Nationale, ms. f. lai. loa^Q, f" 56 ; — minute, tbid. f» 67 ; — minute, ibid. f® 67 ; — autographe à la Bibliolhhque Mazarine, au. U^ho.

3« léria. YI ao

LETTRE DE SLUSE A PASCAL

a a. Avril 1659.

Je n'av peu vous ouvrir [?] mon ame [?] [jusques aujourd'hui'] de la faveur qu'il vous a pieu me faire en m'envoyant vos traitez de Géométrie lesquels ont esté retardé en chemin pour je ne scay quelle occasion. Il n'y a pas encore douze heures que je les ay receu, et j'y ay desja veu tant de belles choses que je confesse de n'en avoir pas veu de pareilles de ma vie. L'honneur que [t*ouf] m'avez fait en m'en addressant une partie est autant au dessus de mon mérite que la

connaissant que je vous dois est au dessus de mes forces ; car les plus belles spéculations que je saurois produire ne sont rien au prix de cesle grande méthode qui embrasse intinis problèmes plans et solides avec tous les centres de pesanteur. 11 y a trois mois que j'ay envoyé mes pensées touchant les deux moyennes' au S'^Gutiscovius', à Louvain et depuis ce temps là je n'en ay point entendu de nouvelles, tant à cause des occupations du dit S' que des miennes qui m'ont rendu peu soigneux de m'en enquérir. Aussitost que je l'auray peu recouvrer et que les chemins seront libres, je ne manqueray pas de >\is le faire tenir pour en avoir vostre sentiment que j estime au point que je dois, et ne souhaite rien tant que de vous faire paroistre que je suis....

I. MoU njéi dans U minute oooMrvéeàU BibliotKkque Nationale. a. Vide infra p. 3i i.

Page 1