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au but que nous nous étions nous-mêmes proposé. Chaque lettre est accompagnée de notes marginales qui fixent la date, déterminent souvent la personne à laquelle la lettre est adressée , rapprochent deux lettres et de deux n'en font qu'une, ou divisent une lettre pour en faire deux, donnent des variantes prises sur les originaux, ajoutent de petits fragments inédits, d'autres plus considérables. Nul doute que ce travail n'ait été fait en présence de beaucoup de pièces originales, car souvent la note porte , coUatiarmi $ur l'original; ou, cette lettre e$t la 20* ou 10* des tnanuserite de M. de la Hire , et les nouveaux fragments le prouvent bien. Nul doute encore que les résultats exprimés dans les notes n'aient été obtenus après un certain travail critique, car presque toujours la note porte : F'oyez-en Us raisons dans te nouveau eafuer. Enfin , on fait les j*envois nécessaires d une lettre à l'autre ; on met en entier les noms indiqués par des initiales dans l'imprimé, on corrige quelques phrases des lettres traduites, tous indices qui ne permettent pas de douter que l'auteur de ce travail ne son-
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geàt à une nouvelle édition des lettres de Descartes.
Quel est cet auteur ? Nous l'ignorons. L'exemplaire de l'Institut porte le cachet de l'ancienne université de Paris , à laquelle il paroit avoir appartenu ; et en raéme temps celui de Montempuis , recteur de cette université vers le milieu du 18* siècle*.. Si l'on avoit de l'écriture de ce recteur, on pourroit la comparer avec celle des notes , qui est de deux mains , dont Pune paroit être celle qui a déposé quelques corrections insignifiantes sur la marge de l'exemplaire des Méditations (traduction française , iu-4° ) qui est à la bibliothèque royale de Paris.
Au reste, l'important est que ces notes, quel qu'en soit l'auteur , justifient par elles-mêmes le travail dont elles sont le résultat. Nous les avons suivies pour établir l'ordre chronologique qui fait la base de notre édition ; nous avons même poussé le scrupule jusqu'à reproduire à la téte de chaque lettre la note de l'exemplaire de la bibUothèque de l'Institut , avec ce signe «....»; et nous nous sommes ùdt une religion de donner les variantes
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que fournit l'exemplaire de la bibliothèque de l'Iilstitut, pour peu que ces variantes eussent d'intérêt. Nous rappelons que l'édition citée dans les notes de cet exmplsûre est celle de 1667, 3 vol. in-4**.
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