LETTRES DE DESCARTES
Pour entendre ce que vous demandez de la part de M. Des Argues, comment la dureté des corps peut venir du seul repos de leurs parties, etc.
{Page 234, sur le môme sujet.)
Pour les muscles de notre corps, ils ne sont duis et tendres , qu'à cause qu'ils sont pleins à esprits animaux, etc. Au reste , je ne me suis étendu sur ce sujet, à cauoe que vous le demandiez au nom de M. Des Argue», à qui je serois bien aise de témoigner que je suis son très humble serviteur.
vPage309. 30 juillet 1 040.)
1' Je viens à votre dernière du ([uinzièmc juillet, où vous me proposez de m'envoyer quelque écrit du géomètre qui a écrit contre M. Des Argues, ce que je vous prie de ne point faire , car je suis assuré que tout ce qui vient de lui ne peut rien valoir, et je ne désire pas seulement voir ce qu'il écrira contre moi.
(11 s'agit ici de Beaugrand.)
(31 décembre 1640. Page 433, tome 8) au sujet de sa métaphysique.
(«Je vous enverrai peut-être dans huit jours, un abrégé des principaux points qui touchent Dieu et l'ame. h^quol pourra r[[v imprimé avant les nié-
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dilations, afin qu'on voie où ils se trouvent; car autrement je vois bien que plusieurs seront dé- <;oûtL's de ne pas trouver en un môme lieu tout co qu'ils clierclient. Je serais bien aise que M. De,s Argues soit aussi un de mes juges, s'il lui plait d'en prendre la peine , et je me fie plus en lui seul qu'en trois théologiens.
(28 février 1G41. Page 493, tomo 8.) Je viens de recevoir votre dernière du 19 janvier, avec le papier de M. Des Argues que je viens de lire tout promptement. L'invention en est fort belle, ol d'autant plus ingénieuse qu'elle est plus simple ; car il n'y a pas grande difficulté à reconnaître qu'elle est conforme h la théorie, en considérant seulement que ces trois premières verges représentent trois lignes droites en la superficie du cône que décrit l'ombre du soleil ce jour-là, et que leur rencontre est le sommet de ce cône : que le triangle est imaginé inscrit dans le cercle de l'Equateur, duquel il trouve le centre par la rencontre des deux perpendiculaires sur les deux côtés de ce triangle, et que la ligne tirée de la rencontre de ces perpendiculaires à l'un des angles est le rayon de ce cercle, d'où le reste est évident. Mais il me semble que pour la pratique, l'usage de ces deux
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fils dé métal n'est pas si exact que s'il faisait faire un li'ian^'le de carton on anln.' matière, dont on appliquerait les trois angles aux trois divisions marquées sur les verges, après y avoir fait un trou rond de la grosseur du si vie, dont le centre serait en la rencontre des perpendiculaires : car en passant le style par ce trou et le haussant jusqu'à la rencontre des trois verges , on le poserait en sa juste situation.
Je vous prie de l'assurer que je suis fort son serviteur, et le remercie de ce qu'il a souvenance de moi, pour m'envoyer de ses écrits. Je n'ai pu encore étudier son traité pour la coupe des pierres, à cause que je n'en ai pas reçu les figures. Si vous m'apprenez quelque chose de ce qu'il dit avoir trouvé touchant l'algèhre, je pourrai peut-être juger ce que c'est en peu de mots ; mais pour ce qui est de se servir en même façon du plus ou du moins c'est chose que nous avons toujours pratiquée.
(Lettre fitée ii;ir M. Cliasle?, page ;n9, tinue iv, adressée au r. Mei senne.)
La façon dont il commence son raisonnement, en l'appliquant tout ensemhlo aux lignes droites ot