‹ Œuvres. Réunies et analysées (volume 2)Chapitre 32 sur 54 · AV LECTEUR · texte numérisé non relu

AV LECTEUR

L'on ne gouste iamais mieux les délices de la douceur, qu'après vue grande amertume, et l'es-

prit n'a point de plus grande satisfaction en la connoissance fl'vne vérité, que lorsqu'elle a esté bien agitée et débatuë, ce qui me fait espérer que ces quatre ou cinq méthodes vniverseUes pour la perspective seront receuës auec plaisir, puis qu'on y verra la bonté de celle qu'on dit ne valoir rien, et que la pluralité que ie donne dans vue grande facilité désabusera ceux qui se meltoient au-dessus des autres, pour en auoir donné vne empruntée toute embrouillée et confuse. Il est vray qu'il y en a vne qui tient quelque chose de la manière que feu M. Aleavme a trouué, ainsi qu'on m'a asseuré bien certainement qu'il en estoit le véritable autheur , et non pas le sieur Desargues qui s'en veut préualoir pour en faire vne partie de son reuenu et s'acquérir le nom d'autheur qu'il ne mérite pas, ne pouuant aspirer au plus qu'à celuy de coppiste , qu'il veut donner aux autres qu'on scait auoir fait plus (|ue luy. S'il dit que moy-mesme ie luy ay donné cette qualité, et mis en ce faisant au rang des bonnestes gens, il faut attribuer cela H ma crédulité, ayant tenu pour véritable ce qi:i s'en disoit sans auoir examiné de plus près laliaire. Mais pour euiter le blasme d'auoii-

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osté l'honneur à qui il appartenoit , el l'auoir donné à celuy qui ne le mérite pas, ie promets publiquement qu'à la deuxiesme impression ie mettray ledit sieur Aleaume pour autheur ou le sieur de Vaulezard qui prétend l'auoir mis en lumière et le sieur G. D. L. cherchera par après telle place que le désir de gloire qui le picque luy indiquera, et demeureray auec cette satisfaction d'auoir osté de mon livre l'erreur la plus incroyable, et la faute la plus énorme qui s'y rencontre. Si le sieur G. D. L. eust consulté sa sagesse et ses amis, au lieu de son humeur vn peu moins modérée qu'il ne faut, on luy eust conseillé de laisser les choses comme elles estoient dans l'asseurance qu'il pouuait auoir, que si sa manière estoit trouuée meilleure qu'on la suiuroit, et que l'vn n'estoit pas pour empescher le débit de l'autre, tout eust esté paisible, et l'on n'eust pas remué des choses qui ne scauroient estre qu'à sa confusion, au contraire il deuoit procurer et désirer, que mon liure fut veu par tout le monde, puis qu'il portoit sa gloire, et luy donnoit vn titre qu'il n'a pas mérité; mais se voulant trop éleuer et reprendre les autres, il s'est fait connoistre et paroistre tel qu'il est,

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qui s'eleue trop haut, Dieu permet qu'on C humilie. Je dis donc que ces méthodes vniuerselles ne sont pas toutes de ma pure inuention, puis que celle dudit sieur Aleavme ou Yaulezard m'en a donné le iour, l'ayant suiuy tant qu'il m'a esté • possible en vne ou deux; mais non pas l'embaras et la confusion des termes et des lignes de celuy qui la coppiée, ou peu de personnes voyent clair; je me suis efforcé de la rendre méthodique, aisée à entendre et facile à pratiquer, ainsi que l'on \erra aux figures qui suivent; (|uoy qu'elles ayeul déjà esté mises au liure de la perspective pratique ou quelques uns les auront pu voir, où pour y auoir esté trop serré , je n'ay pas esté assez clair, au dire du sieur G. D. L. qui se plaint de n'y voir goutte. C'est donc à sa considération et à celle des autres qui désirent en tirer quelque profit que je les ay séparées, tant pour les prouuer à ceux qui en doutent , que pour en faire mieux connoistre la beauté, estant très-véritable qu'elles sont plus promptes, aussi iustes et aisées à entendre et pratiquer . que toutes les autres qui auront paru iusqu'à maintenant; quoy qu'en dise le sieur G. D. L. qui poussé de ie ne sçay qu'elle esprit, oseray-je bien vser de ces termes

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à son imitation, (l'enuie, do jalousie ou d'interest, s'efforce d'en diuerlir ceux qui en pourroient tirer quoique \tilit6, disant par tout de Louche et par escrit, que ma perspective est pleine d'erreurs et toute fautive, et que quiconque s'en seruira après les aduis qu'il en donne se trompera sciemment. Il est vray que ce qu'il en dit, seroit pour en détourner qui que ce fut, si le n'en dounois des démonstrations toutes euidentes par les figures que l'on verra cy-après. Qui ne connoistroit ce personnage, l'en croiroit ce qu'il dit et ses adresses à rabaisser les autres passeroient pour véritez ; mais Paris a trop d'yeux pour n'y en auoir pas d'assez forts pour pénétrer ses finesses: l'on a très-bien découuert toutes ses ruses et reconnu que tant de bruits n'estoient que par interest; car ayant preueu des premiers, c(ue si l'on venoit à découurir la beauté et facilité de ces méthodes , et les secrets qu'elles contiennent , qu'on seroit pour quitter c'elle qu'il dit la sienne comme pleine de longueurs pour prendre cellecy ; il a fait et fait tout son pouuoir pour la descrier : Et comme il voit que l'on ne laisse pas nonobstant ses menées de fort bien débiter le liure ou elles sont ; il lasche par toutes voyes de

l'aire croire auec ses placards que ce liurc ne contient que des erreurs incroyables et fautes énormes, et pourautlioriser son dire et ce faire croire véritable, il va ramassant cinq ou six manquements à ce qu'il prétend, en un liure de cent cinquante planches et plus de trois cens cinquante figures, sans considérer qu'ayant esté faites fort promptement , il a esté fort difficile , qu'il ne s'en soit coulé quelqu'\;ie moins correcte, aisée neantmoins à corriger; ie dit quelqu'une, car de fait de cinq ou six qu'il marque, il n'y en a qu'vne qui, prise on son sens, mérite que censure où est l'ombre de la pointe d'vne pyramide, ie dis pris en son sens, car on luy fera veoir cy-après qu'on la peut prendre on vn autre auquel elle se trouue légitime. Il ne pouuoit mieux rencontrer pour faire paroistre parle discours son style picquant; mais peu considéré veu ({u'il deuoit prendre garde que i'auois aduertis à la page 126 que les figures 127 et 128 n'estoient pas selon l'art de la perspecliue; car pour celle qu'il croit la plus énorme et pour laqu'elle il a gasté plus de papier à faire des placards qu'on n'en a employé à imprimer tout ce qu'il dit estre ses œuvres; ie ne vois pas qu'il ait sujet de tant crier, puis qu'il n'y a autre chose

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h (lire là-flessiis, sinon ,^|ii'il ;i dinisc vnc li^iie en sept el moy en six. Ce qne ie pourrois dire en sa faneur, ayant tousiours crû que i'avois affaire h \n honneste homme, et ne croirois pas m'estre trompé, n'estoit que ceux qui fout profession d'honneur ne se seruent point d'iniures comme il a fait dans ses placards, ce seroit en cecy que i'aurois failly mais surtout , d'auoir fait mémoire de luy, et quant à son procédé il pouroit attendre le retour de ses inuectiues , n'estoit que ie suis d'vne profession qui semble luy donner plus de liberté de vomir cette mauuaise humeur dans l'asseurance qu'il a, que nous n'auons point de bouche n'y de plumes pour répliquer à tels compliments, qui nous sont faits assez ordinairement par ceux mesme que nostre amitié , où nos bien-faits deuroient solliciter à deffendre nostre innocence.

Ses saillies m'ont mis dans l'estonnement plusieurs fois ne scachant comme prendre ses discours, si comme vérités ou comme des remercimens à sa façon, desquels il promet estre trèslibéral en ses escrits • mais ayant consulté ses affiches, elles m'ont découuert le secret, et fait connoistre que son propre interest plutôt que

celuy de la France, luy a fait dire qu'il faudroit supprimer mon liure, d'autant qu'il voit bien que où il paroistera celuy qu'il promet il y a si longtemps, et lequel il fait attendre comme \n autre merueille du monde, en ayant sonné la trompette déjà trois ou quatre fois par tout Paris pour dire que ce liure viendra, afm que l'on se dispose à le receuoir comme vn chef-d'œuure de l'vniuers, produit par l'esprit le plus sublime et le plus délié pour les sciences qui ait iamais esté ; sera peutestre délaissé comme moins vtile et plus embarassé, et qui dit beaucoup pour ne guère faire : et quant à moy, s'il ne donne des exemples de cbaque cbose en particulier comme i'ay fait en la Perspective pratiqve, et vne métbode plus facile à entendre que celle que i'ay veuë de luy ; je lui conseille comme son amy, de dire tousiours qu'on grave les planches et que M. Bosse les acheue sur le quay de la Mégisserie; car, si cela est, il n'y aura que ceux qui se voudront rompre la leste sans profit, qui doiut'nt en achepter, ou qui désireront se diuertir à la veuë des figures, en quoy il arriuera peut-estre que la bonté de l'esprit et du burin du sieur Bosse en fera mieux rounoistre et comprendre la pratique, que la plunio et Fins-

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tniction de celiiy qui s'en fait l'aulliour. cl (jn'il ne se ilattc pas en cela de dire qu'il a fait le sieur Bosse et le sieur Lalieyr ce qu'ils sont excellens en leur art, comme il s'en vante par tout; car il se trompe fort ayant apris de quelqu'vn qui les a pratiqués bien particulièrement, que la force d'esprit de l'vn et de l'autre corrige bien souvent les défauts de celuy qui se dit leur maistre, qui se mocquent sans doute en leur cœur de luy, iuj^eant auec raison que c'est trop estimer de soy dépenser que pour auoir fait vne seule figure de Perspectiue ou pour parler comme luy vne cage formée de quatre lignes pour le plan, et d'autant pour l'eleuatiou qu'on soit l'incomparable et le plus grand Perspectif qui ait paru sur terre, et que c'est trop s'en faire accroire, que de s'esleuer auec excès par dessus ceux qui l'entendent au moins aussi bien que luy, et qui sont inconnus et le veulent estre. Ce que le dis de la perspective se peut dire des autres sciences, qu'il croit posséder vniquement; car ou verra bien-tost comme i'espere quelques ouurages ausquels il pourra bien apprendre , qu'vn seul exemple ne dit pas tout, que la pratique qu'il décrie si fort par ses escrits, a des connoissances que la théorie ne peut auoir que par l'expérience.

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Et quand bion ce peu qu'il dit auoii' fait soroit entièrement de luy comme il l'asseure, ce que les sieurs Aleavme et Vavlezard ne confesserons pas, deuroit-il pour cela preualoir à tous, ce seroit auoir la palme à bon marché, encor bien que son inuention fut vne pièce capable de suffire toute seule à pratiquer cet art si admirable de quoy elle est bien esloignée ; car par cette cage l'on apprend pas à donner le tour à une porte ronde, à luy façonner son ouuerture, à former le ceintre d'vne voûte croisée , à placer des poutres et des soliuaux, à donner le tour à vne montée, n'y esleuer vn escalier ou mettre quelques moulins, pompes ou machines en perspectiue ; et quantité de choses qu'il faut pratiquer en particulier pour s'y rendre maistre , après qu'on en a appris les principes généraux, comme l'en ay \sé en la Perspectiue pratique. Et ce que ie dis se doit entendre tant de la pratique des sieurs Aleavme et Vavlezard que de toutes autres méthodes pour vniuersellcs qu'elles soient; caries vues et les autres supposent tousiouis que celuy qui s'en voudra seruir, scachant les principes et fondements de cette science, doit, à moins que de perdre son temps, descendre au particulier les vains efforts de plu-

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sieurs qui en ont \s6, autrement poui loieut scruir des tesmoignage à mon dire, et particulièrement de ceux qui ont prétendu se preualoir de la méthode du sieur G. D. L. de l'an IGoG. Il est vi'ay que ce nouueau maistre ayant depuis reconnu que l'embaras de cette figure enostoit l'vsage; il s'est aduisé de se seruir de l'eschiqué ou treilly, faisant vn grand nombre de quarre/, pour on tj'ouuer vn seul, comme si c'estoit pour l'aire vn plan, ou il y eusf beaucoup d'ouurage (ainsi que Ta enseigné par cy-devant Serlio, et qu'on le peut voir en la Perspectiue pratique aux pages 35 et 36), et puis le dit sieur asseurera que ce trillis est do son inuention et qu'il n'est point coppiste, et qu'il ne fait rien de son génie, et que tous les autres ne font qu'imiter, et que tous leurs ouuragcs ne sont que coppies, comme il appelle le liure de la Perspectùie pratique plus de douze fois dans ses placards, quoy qu'il ne puisse montrer vingt pièces coppiées en ce liure qui contient 155 planches et la plus part à doubles figures, pratiques et instructions , et presque toutes de l'inuention de celuy qui ne se nomme pas, et qui ne se tient pas beaucoup offensé d'estre appelle coppiste, n'y son liure, liure de coppie, sçachant très-bien qu'il

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n'en receura ny plus ny moins de profit ; car pour ce qui est de l'honneur et de la gloire, s'il y en a, il la rend toute à Dieu ; ensuite de laquelle il n'a point eu d'autre but en faisant cest ouurage que de seruir le public ; et si quebjue chose le deuoit lascher, se seroit de voir que le sieur G. D. L. tasche de rompre son dessein, en cela le décriant en toutes les façons qu'il peut , et faisant pour mieux couurir son dessein l'homme d'estat, il prend l'insterest de la France, et dit que c'est \ne honte de faire voir aux estrangers que nous introduisons des fausses pratiques d'une science, qui a ses démonstrations infaillibles , quoi que luy mesme auec des yeux , i'ay quasi dit d'enuie à son imitation n'y a pu remarquei- que <|uelques légers manquements, voire mesme presumptifs, Tju'vn esprit bien fait auroit pliistost attribué à inaduertence qu'à ignorance, veu que les maximes générales que donne l'autheur. et qu'il a deuëment pratiqué en plusieurs exemples font voir euidemment qu'vne figure ou deux se trouuant en quelque chose défectueuses ne peuuent point causer d'erreur dans l'esprit des lecteurs, ce'^ maximes générales estant suffisantes pour l'empescher. l'ai dit que ces manquements sont presumptifs : car que

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respoiidra-t-il si ou luy dil (ju'il s'est mcspris luy mesme, supposant que la poincte de la pyramide dont il est icy question , et qui est ce à quoy il s'attaque auec plus d'apparence de raison ne respond point au centre ; mais perpendiculairement sur la ligne du deuant du plan? Cela estant ne faudra-t-il pas qu'il aduouë qu'il a mal repris, et que cette pratique qu'il produit comme défectueuse est très-bonne et légitime? Autant en peut-on dire des autres qu'il cotte dans ces placards. Et puis l'autheur de ce liure de la perspectiue ne se dit pas impecable, et n'a pas assez de front pour défici' tout le monde d'y trouuer à redire comme fait le sieur G. D. L., et aussi luy estant très aisé d'estre repris, et ledit Desargues de le reprendre. Voilà le moyen trouué pour faire que Fvn et l'autre soit content, quant à ce point; car pour le surplus ie ne le suis pas encore; et de vray, ie demande à toute personne sans interest, s'il n'y auroit pas plus de blâme pour la France, que les estrangers eussent reconnu que le plus braue et le plus subtil esprit qui y soit pour les arts et les sciences, comme le croit estre le sieur G. D. L., n'ait encore fait \oir pour tout ouurage qu'vne cage, de laquelle il paroist si jaloux, (ju'il

\eut par tout moyen qu'elle luy appartienne, et qu'elle luy soit propre : et pour laquelle il mené plus de bruit qu'vn jay ou vu perroquet ne feroit pour la sienne; il est sans doute euident que tout bien consulté on ingéra l'vn plus au mespris de la France, que l'autre qui se peut facilement rendre correct mesme par ceux qui y liront la doctrine pour y apprendre, s'il y a quelque faute et seruir vtilement au public, puisque ce liure de Perspectme pratique, qu'il voudroit perdre, et qui est à ses yeux ce que le soleil est à ceux des oyseaux de nuit , contient plus de 350 pratiques différentes, dont la moindre vaut beaucoup plus que sa cage.

Outre ce que dessus en ses deux placards ou affiches, il se plaint de plus qu'on a viole son privilège qu'il auroit fait voir aux sieurs Tavernier et Chartre. Mais c'est à quoy i'ai pensé le moins n'y fait aucune reflexirm, laissant ce débat à ceux (]ui y ont inlorost. Si liicn ay-je de la peine de conceuoir comme vn juithciir puisse légilimement se plaindre qu'on copie ses ouurages, puisque c'est vue marque qu'on eu lait quelque eslime: et pour ce (jiii concerne mon piocédé ie soustiens qu il n'y a l'ien sur quoy il puisse mordie, à raiMu;

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(|uc pour eijfreiiidre vu piiuilegc, il faut que ce que l'on a fait soit tout ;i fait égal h l 'ou u rage privilégié entièrement imité, et purement contrefait, ce qui n'est pas icy, n'ayant point copié sa ligure, puisqu'il veut que je l'aye corrompue ; en quoy à la vérité il a quelque raison, veu que par megard le point de distance supposée se trouue dans l'horizon, marqué à sept pieds ou parties du poinct de veuë en ma figure, au lieu que mon dessein n'estoit que de s'en esloigner que de six, comme par effet il se verra es pratiques que ie proposeray cy-après; surprise qu'il me deuait pardonner, veu que les ténèbres et obscurités de son style et de son ouurage, m'ayant fortement embarassé l'imagination lors que ie le considerois, elles m'ont en suitte, et comme il arrive mesme au plus auisés en telles occurrences, laissé moins d'attention pour prendre garde à ce que i'escriuois, non a dessein de luy nuire comme il le prétend, mais bien de le rendre plus intelligible, ce qu'au surplus ie croy auoir fait assez heureusement, puis que ma figure est deschargée de plusieurs traits inutiles, oh la sienne au contraire est dans la confusion, et embrouillée de tant de lignes que tout y paroist dans le désordre ; et que d'ailleurs ie n'ay suiui ny

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sa manière, ny ses termes et son explication, ayant mis en vne seule page fort intelligiblement tout ce dont il fait vn liure qu'on ne peut entendre. Cela n'estant pas coppier ny contrefaire vue pièce, de quoy se plaint-il donc? Et sur quoy lormera-il ses griefs? Sera-ce point peut-estre sur ce quil appelle erreur incroyable, de ce qu'on n'a pas obserué en ma figure, ce qu'il appelle la touche conuenable et nécessaire, du fort et du faible : à entendre ces mots vous diriez qu'il dit des oracles, et c'est cela mesrae qui bien considéré le met dans le mespris. et fait voir à vn chacun qu'il semble auoir oublié les définitions d'Euclide (si toutefois il les a iamais sceuë, puisqu'il se vante de ne lire aucun autheun, qui dit que la ligne est une longueur sans largeur. et qu'il se contredit soy-mesme disaut eu la page 3 de son exemple que cette cage est bastie de simples lignes. Qui a-i>à dire, sinon qu'il manque bientosl de raison lors qu'il m'attaque en ce poinct. puis que ie ne fais aucunement profession d'imiter ny suiure ce qu'il prétend auoir fait, si bien de le redresser ou ie le iuge à propos , chose à laquelle tous ouurages mis au public sont sujets. Le dit sieur G. D. L. a trauaillé iusque icy à faire espérer beaucoup au pu! die. voulant par sa prétendue in-

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