PRÊCHÉ DEVANT DES RELIGIEUSES
Si nous apprenons des Ecritures divines que notre Seigneur Jesus-Christ a toujours été l'unique espe'rance du monde, la consolation et la joie de tous ceux qui attendoient la re'demption d'Israël ; à plus forte raison , chre'tiens , devons-nous être persuade's que Jean-Baptiste son bienheureux précurseur n'avoit point de plus chère occupation que celle d'entretenir son esprit de ce doux objet. C'est pourquoi je me le représente aujourd'hui , dans les prisons du cruel Hérode , comme un homme qui n'a de contentement que d'apprendre ce que son maître fait parmi les hommes , et comme par ses prédications et par ses miracles il se fait reconnoître à ses vrais fidèles, pour le Fils du Dieu tout-puissant. C'est ce qu'il me semble que saint Matthieu nous fait conjecturer en ces mots de notre P^vangile : « Jean M entendant dans les liens les grandes œuvres de M Jésus-Christ, il lui envoie deux de ses disciples , » pour lui faire cette demande : Etes-vous celui qui M devez venir, ou si nous en attendons quelque
C*) Cet exorde est écrit à la suite du discours qu'où vient de lire.