‹ Œuvres; revues sur les manuscrits originaux et les éditions les plus correctes (volume 5)Chapitre 2 sur 51 · SOUS · texte numérisé non relu

SOUS

POUR UNE VÊTURE. in

«ousle joug, comme un esclave rebelle et opiniâtre. J'avoue que la nature souffre beaucoup dans cette vie pénitente ; mais ne vous plaignez pas de cette conduite : cette peine est un remède ; cette rigueur, qu'on tient à votre égard, est un régime. C'est ainsi qu'il vous faut traiter, ô enfans. de Dieu, jusll qu'à ce que votre santé soit parfaite. Cette convoitise, qui vous attire; ces maux trompeurs, dont je "VOUS parlois, qui ne vous blessent qu'en vous flattant , demandent nécessairement cette médecine. Il importe que vous ayez des maux à souffrir , tant que vous en aurez à corriger : il importe que vous ayez des maux à souffrir , tant que vous serez au milieu des biens , où il est dangereux de se plaire trop. Si ces remèdes vous semblent durs, «ils s'excusent, » dit Tertullien , des maux qu'ils vous font , par » l'utilité qu'ils vous apportent » : Emolumento eurationis , offensant sut excusant {^). Soumettez-vous, ma Sœur, puisqu'il plaît à Dieu de vous appeler à ce salutaire régime. Commencez -en aujourd'hui l'épreuve avec la bénédiction de l'Eglise ; embrassez de tout votre cœur ces austérités fructueuses , qui , ôtant tout le goût aux plaisirs des sens , purifieront votre intelligence , pour sentir plus vivement les chastes voluptés de l'esprit. En combattant ainsi votre corps , vous épurerez vos affectîbns , vous remporterez la victoire. Mais de peur que vous ne vous enfliez par ces grands succès , a:ccoutumez - vous à l'humilité , par l'amour de la vie cachée : c'est ma dernière partie.

0) De Pœnit. n. lo.

BossuET. XVII. a

l8 POUR UNE VETURE.

TROISIÈME POINT

Il ne sera pas dit, chrétiens, qu'en -ce jour, dédié à la sainte Vierge, elle soit passée sous silence; et la cérémonie qui nous assemble en ce lieu , m' ayant fait porter ailleurs mes pensées dans le reste de ce discours, je me suis du moins réservé de vous la proposer dans ce dernier point, comme le modèle de la vie cachée. Combien elle a vécu solitaire 1 combien elle a été soigneuse de se retii'er ! Vous le pou- Tez juger aisément par le peu que nous savons de sa sainte vie ; et les actions particulières de cette Vierge incomparable ne seroient pas, comme elles sont, si fort inconnues , si l'amour de la retraite ne les avoit couvertes d'un voile sacré, et n'en avoit fait tin mystère. Qui vous a poussé , ô divine Vierge , à vous cacher si profondément? Qui vous a inspiré un si grand amour de cette obscurité mystérieuse , dans laquelle votre vie est enveloppée? Je pense, pour moi , chrétiens, que c'a été sa pudeur. Et afin que vous entendiez quelle est cette pudeur merveilr Icuse , dont la sainte Vierge nous donne l'exemple , je remarquerai en peu de paroles qu'il y en a de deux sortes. Si la chasteté a sa pudeur , l'humilité À. aussi la sienne. Ces deux vertus chrétiennes ont cela de commun entre elles , que toutes deux craignent les regards ; elles croient toutes deux perdre quelque chose de leur intégrité et de leur force, quand elles s'abandonnent à la vue des hommes : et c'est pourquoi toutes deux aiment la retraite, et embrassent la vie cachée.

Pour ce qui regarde la chasteté , je ne puis mieux

POUR UNE VETURE. ig

VOUS exprimer combien elle y est délicate , que par ces beaux mots de Tertullien : F'era et tota et pura virginitas , nil magis titnet quam semetipsam ; etiam feminarum oculos patinon vulti^) : « La virginité, » nous dit-il, quand elle est entière et parfaite, » P^era et tota et pura , ne craint rien tant qu'elle- » même ; telle est sa délicatesse , qu'elle appréhende » même les yeux des femmes » : etiam /en lin arum oculos non vult. C'est pourquoi elle se cache avec soin, se réservant toute entière aux regards de Dieu, qui sont les seuls qu'elle ne craint pas : voilà le portrait au naturel de la pudeur virginale. Mais celle de l'humilité n'est ni moins tendre ni moins délicate : au contraire , elle semble encore plus timide ; elle ferme la porte sur soi pour n'être point vue , selon le précepte de l'Evangile (2) : elle ne craint pas seulement les i-egards des autres ; mais encore elle appréhende les siens : elle cache à la gauche ce que fait la droite (3) j et elle se retire tellement en Dieu, qu'elle ne se voit pas elle-même. C'est pourquoi saint Paul nous la représente dans une posture admirable, « oubliant, dit-il, ce qui est derrière, et » s'étendant au-devant de toute sa force » : Quœ quidem rétro sunt obliviscens, ad ea verb quœ sunt priora extendens meipsum(^). C'est la vraie posture de l'humilité, qui porte ses regards bien loin devant soi, par la crainte qu'elle a de se voir soi-même; et qui considère toujours ce qui reste à faire, pour n'être jamais flattée de ce qu'elle a fait. Puisqu'elle se cache à sa propre vue, jugez de là, chrétiens,

(«) De Virg. vdand. n. i5. — W Matlh. vi. 6. — (3) Ibid. 3. - W PhiUp.iiuii.

combien les regards des autres peuvent olTenser sa modestie.

Ces vérités étant supposées , venons maintenant à la sainte Vierge. Si vous la voyez retirée , aimant le secret et la solitude, si peu accoutumée à la vue des hommes , qu'elle est même troublée à l'abord d'un ange ; c'est la pudeur de la chasteté qui lui donne cette retenue. Car les vierges, dit saint Bernard, qui sont vraiment vierges, ne sont jamais sans inquiétude , sachant qu'elles portent un trésor céleste dans un fragile vaisseau de terre; ou si les corps des vierges, purifiés et ennoblis par la chasteté, méritent un nom plus noble, mettons que ce soit un cristal, il est toujours une matière fragile ; Thesaurum in vasis Jîctilibus {^). C'est pourquoi elles se tiennent sur leurs gardes , pour éviter ce qui est à craindre; toujours elles craignent oii toutes choses sont en sûreté : Ut timenda caveant, etiam tuta pertimescunt (2) ; et appréhendant partout des embûches , elles se font un rempart du silence, du recueillement et de la retraite. Belle et admirable leçon pour toutes les filles chrétiennes ; mais leçon peu pratiquée dans nos jours, oîi, bien loin d'aimer la retraite, elles ont peine à trouver des places assez éminentes pour se mettre en vue. Qui pourroit raconter tous les artifices dont elles se servent, pour attirer les regards? et encore quels sont ces regards? et puis-je en parler dans cette chaire? Non, c'est assez de vous dire , que les regards qui leur plaisent ne sont pas des regards indifférens ; ce sont de ces

(») //. Cor. IV. 7. — (") 1$. Bcrn. sup. Mùsiu est, Ham. m, n. gj ïoOT. I, coZ. 747-

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regards ardens et avides, qui boivent à longs traits, sur leurs visages , tout le poison qu'elles ont préparé pour les cœurs ; ce sont ces regards qu elles aiment.

Mais n'entrons pas plus avant dans cette matière, et contentons- nous de leur dire ce que TertuUien pense d'elles. Elles rougiront peut-être d'apprendre ce que ce grand homme ne craint pas de nous assurer; et je leur dirai, après lui, que de s'attirer de tels regards, ou même s'y exposer avec dessein, si ce n'est pas s'abandonner tout-à-fait , c'est du moins prostituer son visage; Totam faciem prostituere {^) . Je leur laisse à méditer cette parole , que la modeslie de la chaire ne me permet pas d'exprimer dans toute sa force ; aussi bien ne touche-t-elle pas celle à qui je parle. Grâce à la miséricorde divine, la vocation qu'elle embrasse la met à couvert de cette honte; elle se jette dans lui monastère, où, pour exclure les regards trop hardis, on bannit éternellement les plus modestes. Courage, ma chère Sœur, fortifiez-vous dans cette pensée, et entrez avec joie dans un monastère, où vous trouverez le plus haut degré de la pudeur virginale, selon cette belle sentence, qui semble être prononcée pour les carmélites, et qu'un historien ecclésiastique a recueillie de la bouche du grand saint Martin ; que « le triomphe de la » modestie et la dernière perfection de l'honnêteté » dans votre sexe , c'est de ne se laisser jamais voir » ;. Prima virtus et consummata Victoria est non videri (2).

Si la pudeur de la chasteté doit vous faire aimer

(0 Ûe Virg. vel, n. 1 7. — C») Sulp^ Sef. DiaL u,n.i a.

2a POUR UNE VETUBE.

la retraite, celle de l'humililë vous y oblige beaucoup davantage : c'est ce qu'il faut encore montrer, en un mot, par l'exemple de la sainte Vierge. Lorsque toute la Judée accourt à son Fils, étonnée de ses prédications et de ses miracles, elle ne se mêle pas dans ses actions éclatantes , elle demeure enfermée dans sa maison; et depuis le temps bienheureux de la manifestation de Jésus-Christ , à peine paroîtelle une ou deux fois dans tout l'Evangile. Au reste, durant trente années qu'elle le possède toute seule, elle ne se vante pas d'un si grand bonheur; elle garde partout le silence , et nous voyons bien dans l'Histoire sainte, qu'elle écoute attentivement ce qui se disoit de son Fils, qu'elle l'admire en ellemême, qu'elle le médite en son cœur; mais nous ne lisons pas qu'elle en parle, si ce n'est à sa cousine sainte Elisabeth , à laquelle elle ne pouvoit se cacher ; parce qu'il a plu au Saint-Esprit de lui révéler le mystère.

Ne voyez-vous pas, chrétiens, cette pudeur de l'humilité, qui se sent comme violée par les regards et par les louanges des hommes ? Imitez un si grand exemple , et croyez que , pour plaire à l'Epoux céleste , vous ne pouvez jamais être trop cachés : que si vous en demandez la raison, je vous dirai, en peu de paroles, qu'il est un amant jaloux. Il est ordinaire aux jaloux de cacher soigneusement ce qu'ils aiment , afin de le réserver tout entier à leur cœur avide , que le moindre soupçon de partage offense à l'extrémité. Jésus, votre amant, est jaloux d'une jalousie extraordinaire : car il n'est pas seulement jaloux, si vous avez pour les autres quelque com-

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plaisance ; mais il est si sévère et si délicat , qu'il se pique si vous en avez pour vous-même. « Si la droite » fait quelque bien, que la gauche, dit-il, ne le M sache pas (0 ». Il demande tout votre amour pour lui seul, et tellement pour lui seul, que vous-même, tant il est jaloux , ne devez point entrer dans ce partage. Pour satisfaire à sa jalousie, vous ne sauriez vous chercher, ma Sœur, une trop profonde retraite. Cachez-vous avec Jésus-Christ , dans la sainte obscurité de cette clôture ; et pour être entièrement selon son cœur, arrachez du vôti'e, jusqu'à la racine, tout le désir de paroître et de plaire au monde.

Un auteur profane a écrit , au rapport de saint Augustin, que les grands et les puissans de la terre, et pour user de son mot , les princes , c'est-à-dire , les personnes de votre naissance et de votre rang, dévoient être nourries par la gloire : Principem civitatis alendum esse gloridW. Et moi au contraire, je vous dis, ma Sœur, que le mépris de la gloire doit être votre nourriture ; que vous devez effacer de votre mémoire toutes les marques de grandeur : et afin que vous commenciez à les oublier , je ne vous parlerai plus , ni des titres illustres qui sont si bien dus à la grandeur de votre maison , ni des avantages glorieux de votre naissance. Je n'ignore pas néan-» moins, que j'en pourrois parler plus librement à une personne qui les quitte et qui les foule aux pieds, et qu'on peut en discourir de la sorte , pour en inspirer le mépris. Mais cette manière détournée d'en parler en les rabaissant , ne me semble pas encore

(0 Matth. VI. 3. — (») De Cicit. Dei, lib. v, cap. xnij tom. vu, col. i3o.

24 POtIR triVE VÊTTJRE.

assez pure pour la prise d'habit d'une carmélite. II est des passions délicates que Ton réveille , nonseulement quand on les chatouille, mais encore quand on les pique et quand on les choque ; il vaut mieux les laisser dormir éternellement , et qu'il ne s'en parle jamais , parce qu'on ne peut les rabaisser de la sorte, sans en rappeler les idées. Ainsi l'on imprime insensiblement ce que l'on vouloit effacer, et l'on réveille quelquefois la vanité qu'on pensoit détruire.

Aussi ai-je remarqué, dans les saintes Lettres , que l'Esprit de Dieu qui les a dictées , parle aux épouses de Jésus-Christ des avantages de la naissance , avec une précaution admirable. Il ne les avertit pas seulement de les mépriser, il veut qu'elles en perdent jusqu'au souvenir : « Ecoutez, ma fille, et voyez, » et oubliez votre peuple et la maison de votre » père (0 » j nous montrant, par cette parole, que le remède le plus efficace contre ces douces pensées , qui flattent l'ambition et la vanité , dans la partie la plus délicate et la plus sensible , c'est de n'y faire plus de réflexion , et de les ensevelir, s'il se peut , dans un oubli éternel.

Pratiquez cette leçon salutaire ; et si vous jetez les yeux sur ceux dont vous tenez la naissance, que ce soit pour contempler leurs vertus j que ce soit pour considérer cette conversion admirable , où tous les intérêts politiques cédèrent à la force de la vérité , et furent sacrifiés si visiblement à la gloire de la religion ; que ce soit pour vous fortifier dans la piété par l'exemple de cette héroïne chrétienne,

{})Ps.\UY. 11.

qui vous a donné plus que la naissance, et qui n'auroit rien désiré avec tant d'ardeur sur la terre , que de vous voir aujourd'hui renaître, s'il avoit plu à la Providence qu'elle eût été présente à cette action. Mais que dis-je? Elle la voit du plus haut des cieux; et si la félicité dont elle y jouit est capable de recevoir de l'accroissement , vous la comblez d'une joie nouvelle. Suivez sa dévotion exemplaire; et comme Dieu l'a choisie pour remettre la vraie foi dans votre maison , tâchez d'achever un si grand ouvrage. Vous savez , ma Sœur , ce que je veux dire ; et quelque illustre que soit cette assemblée, on ne s'aperçoit que trop de ce qui lui manque. Dieu veuille que l'année prochaine la compagnie soit complète; que ce grand fet invincible courage se laisse vaincre une fois; et qu'après avoir tant servi, il travaille enfin pour lui-même (*). Votre exemple lui peut faire voir que le Saint-Esprit agit dans l'Eglise avec une efficace extraordinaire, et du moins sera- 1 -il forcé d'avouer que , dans le lieu où il est , il ne se verra jamais un tel sacrifice.

Mais il est temps, ma Sœur, de vous le laisser accomplir; votre piété s'ennuie'de porter si longtemps les livrées du monde et les marques de sa vanité. J'entends que vous soupirez après- cet heureux habit, que l'Eglise va bénir pour vous. Vous aurez cet honneur extraordinaire, de le recevoir par les mains de cet illustre prélat , qui représente ici , par sa charge, la majesté du Siège apostolique, et qui en soutient si bien la grandeur par ses vertus

(*) Le personnage pour lequel l'orateur forme ici des vœux, est le maréchal de Turenne^ dont ou espéroit la conversion; mais qui ne fit son abjuration qu'en 1668. ( Edit. de F^ersailies. )

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éminentes. J'ose dire qu'il vous devoit cet office : il falloit que Rome , où vous êtes née , s'intéressât par, ce moyen à l'exemple de piété que vous donnez à Paris. Entrez donc dans cette clôture avec la sainte bénédiction de ce très-digne archevêque : mais souvenez-vous éternellement , que dès le premier pas que vous y ferez , vous devez renoncer de tout votre cœur jusqu'au moindre désir de paroître, et preu;dre , pour votre partage , la sainte et mystérieuse obscurité, en laquelle il a plu à notre Seigneur que sa divine mère fût enveloppée.

Madame (*), la grandeur qui vous environne, empêche sans doute Votre Majesté de goûter cette vie cachée, qui est si agréable aux yeux de Dieu, et qui nous unit si saintement au Sauveur des âmes. Votre gloire, déjà élevée si haut, a reçu encore un nouvel éclat , où nos expressions ne peuvent atteindre. Car qui pourroit dire , Madame , combien il est glorieux d'avoir contribué, avec tant de force,!, pacifier éternellement ces deux puissantes maisons, qui semblent ne se pouvoir quitter, tant elles se sont souvent embrassées ; qui sembloient ne se pouvoir joindre, tant elles se sont souvent désunies, et que nous voyons maintenant réconciliées par cet admirable traité , qui nous promet enfin la paix immuable; parce que jamais il ne s'en est fait, où le présent ait été réglé par des décisions plus tranchantes , ni où l'avenir ait été prévu avec des précautions plus sages : tant a été pénétrant ce noble génie , que Votre Majesté nous a conservé, par une si constante et si charitable prévoyance, comme l'instrument nécessaire pour achever un si grand ouvrage.

K*) A la Relue mère.

Mais , Madame (*) , que dirai -je maintenant de vous ? et que trouverai-je dans cet univers qui égale Votre Majesté ? Que peut - on s'imaginer de plus grand que d'être l'épouse chérie du premier monarque du monde, qui s'est arrêté pour l'amour de vous au milieu de ses victoires, et qui, vous ayant préférée à tant de conquêtes infaillibles, ne laisse pas de confesser, qu'encore ne vous a-t-il pas assez achetée ?

Parmi tant de gloire, Mesdames, ce que j'appréhende pour Vos Majestés, c'est que vous n'ayez point assez de part à l'humiliation de Jésus -Christ. C'est ce qui vous doit obliger de vous retirer souvent avec Dieu , de vous dépouiller à ses pieds de toute cette magnificence royale, qui aussi bien ne paroîtrièn à ses yeux , et là de vous couvrir humblement la face de la sainte confusion de la pénitence. C'est trop flatter les grands, que de leur persuader qu'ils sont impeccables : au contraire, il faut qu'ils entendent que leur condition relevée leur apporte ce mal nécessaire , que leurs fautes ne peuvent être presque médiocres. Dans la vue de tant de périls , Vos Majestés, Mesdames , doivent s'humilier profondément. Tous les peuples vous admireront , tous les peuples loueront vos vertus dans toute l'étendue de leurs cœurs. Vous seules vous vous accuserez , vous seules vous vous confondrez devant Dieu ; et vous participerez, par ce moyen, aux opprobres de Jésus-Christ, pour participer à sa gloire que je vous souhaite éternelle.

{*) A la Rcioe régnante.

à8 POURUNEVÊTURE.

• SERMON

POUR UNE VÈTURE,

PRECHS

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