‹ Œuvres; revues sur les manuscrits originaux et les éditions les plus correctes (volume 5)Chapitre 27 sur 51 · SUR ANNE DE GONZAGUE, PRINCESSE PALATINE · texte numérisé non relu

SUR ANNE DE GONZAGUE, PRINCESSE PALATINE

Anne de Gonzagtje étoit la deuxième des trois filles de Charles de Gonzague-Clèves, premier du nom, duc de Nevers, de Rhetel, de Mantoue et de Montferrat : elle naquit en 1616. L'aînée des filles fut reine de Pologne ; Anne de Gonzague et sa plus jeune sœur, sacrifiées dès leur jeune âge à l'agrandissement de leur aînée, étoient destinées à la vie religieuse. Aussi, dès l'enfance, furentelles mises au couvent. Anne de Gonzague fut élevée à l'abbaye de Faremonstier, diocèse de Meaux. L'empressement qu'on mit à lui faire prendre les goûts et les habitudes monastiques , fut précisément ce qui l'en détourna. Devenue libre, et maîtresse de ses droits par la mort de son père, arrivée en lôSy , elle parut à la Cour de France, et épousa quelque temps après le prince Edouard , l'un des treize enfans que Frédéric V, duc de Bavière, comte Palatin du Rhin, avoit eus d'Elisabeth, fille de Jacques P', roi d'Angleterre. Le prince Edouard s'étoit réfugié en France pendant les malheurs de sa maison. Il étoit protestant ; mais il renonça à l'hérésie pour épouser la princesse Anne, et de ce mariage naquirent quatre enfans dont une fille, qui, en 1 663, épousa Henri-Jules, duc d'Anguien , depuis prince de Condé.

Les guerres de la Fronde furent pour la. princesse Palatine une occasion de faire briller sa dextérité dans les affaires et ses talens dans l'art de concilier les esprits. C'est l'idée qu'on donne d'elle dans tous les Mémoires du temps.

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