‹ Œuvres; revues sur les manuscrits originaux et les éditions les plus correctesChapitre 106 sur 321 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Des quatre conciles qui ont prononce' en faveur de la doctrine de saint Augustin, on rapporte les trois premiers^ et notamment celui d'Orange.

Pour les conciles , le premier est celui des soixantedix évêques, tenu àKome par le pape saint Gelase,

(•) Fid. ibid.p. iS"], et seq.

a86 DÉFENSE DE LA TRADITION

en 494; où saint Augustin et saint Prosper sont mis au rang des orthodoxes : au contraire , les livres de Cassien, le plus grand adversaire de saint Augustin , sont réprouvés ; et Fauste, son autre adversaire est rangé avec Pelage , Julien et les autres qui sont rejetés par les anathêmes de l'Eglise romaine , catholiçue et apostolique.

Le second concile est celui des saints evêques d'Afrique, bannis dans l'île de Sardaigne, pour avoir confessé la foi de la Trinité (0. La lettre synodique de ces saints confesseurs porte une expresse condamnation de la doctrine de Fauste , et déclare que pour savoir ce qu'il faut croire , on doit s'instruire, ayant toutes choses j des livî'es de saint Augustin à Prosper et à Hilaire (2) , en faveur desquels ils citent le témoignage de saint Hormisdas qu'on vient de voir.

Le troisième concile tenu sur cette affaire , fut celui d'Orange II, le plus authentique de tous (3). Je passe'Sur ces matières le plus légèrement qu'il m'est possible , à cause qu'elles sont connues ; et selon la même méthode, je n'observerai que cinq ou six choses sur le concile d'Orange.

(») In ead. append. p. i52. — (') Cap. xvn.— (3) Ib. p. iS'].

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