CHAPITRE XVIII
Minuties de M. Simon et de la plupart des critiques.
Les autres endroits oti M. Simon parle du passage de saint Paul , ne méritent pas , en vérité , d'être relevés (0. Gagney préfère quia à in quo , et Photius aux Latins : Tolet ne condamne pas ce sentiment , et se contente de dire que l'autre est plus vrai. Est-ce là de quoi contre-balancer l'autorité de saint Augustin et celle du Saint-Esprit dans quatre conciles? Un critique qui va ramassant de tous côtés des minuties , pour aflbiblir les explications et la doctrine de l'Eglise, n'a-t-il pas bien employé sa journée ? Il se trouvera à la fin qu'il n'aura fait plaisir qu'aux sociniens. Aussi a-t-il remarqué (2) , en leur faveur, que les unitaires ne reconnoissoient point le péché originel , ne le trouvant point dans le nouveau Testament. Voilà ceux pour qui il travaille : il in-
sinue qu'ils ne trouvent pas le pe'che originel dans le nouveau Testament. Il sait bien qu'ils le reconnoîtroient, s'ils le trouvoient dans l'ancien; de sorte qu'en parlant ainsi , il présuppose manifestement qu'ils ne le trouvent nulle part; et afin qu'on ne puisse pas leur reprocher que c'est par leur faute , le critique remue tous ses livres, et emploie tout son esprit pour empêcher qu'on ne le trouve où il est le plus, qui est l'endroit de saint Paul dont il s'agit. Ainsi, toute la critique de M. Simon ne tend qu'à soulager les hérétiques sur un passage de saint Paul , où le péché originel se trouve plus clairement qu'ils ne veulent; et autant que l'Eglise catholique s'attache dans ses conciles à le montrer là , autant M. Simon s'est-il attaché à faire qu'on l'y cherche en vain.