CHAPITRE XIX
Raison pour laquelle saint Augustin et les anciens n'ont pas été' obliges de distinguer toujours si précisément la nécessité de V eucharistie d'avec celle du baptême.
Après cela on n'a plus besoin de rendre raison du changement qui est arrivé dans l'Eglise sur la communion des enfans. Tout le monde voit de soi-même, que l'Eglise a pu, et la leur donner dans leur enfance, comme un bien dont le baptême les rendoit capables , et ensuite , sans leur rien ôter de nécessaire au salut, la leur difierer pour un temps plus propre , selon les vues différentes que sa prudence lui peut inspirer. Qu'y avoit-il de plus aisé à M. Simon que de conclure de là , que c'étoit ici une affaire , non de créance, comme il dit , mais de discipline , où la dispensation des mystères peut varier ? Il pouvoit voir à la fois et avec la même facilité, que dans le temps où la discipline portoit qu'on donnât ensemble les deux sacremens, il n'étoit pas nécessaire d'en distinguer toujours si précisément la vertu, npn plus que la nécessité : il ne falloit qu'un peu de lumière , ou, au défaut de la lumière, un peu de bonne intention pour concilier par ces moyens les premiers et les derniers temps , l'ancienne Eglise avec la moderne. Mais les critiques à la mode de M. Simon , qui ne sont que des granynairiens , n'ont point de
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lumière; et l'esprit de contradiction qui domine en eux contre l'Eglise et les Pères, leur ôte cette bonne intention.