‹ Œuvres; revues sur les manuscrits originaux et les éditions les plus correctesChapitre 226 sur 321 · ET AD TE NOSTRA-S ETIAM REBELLES COMPELLE PROPITIUS · texte numérisé non relu

ET AD TE NOSTRA-S ETIAM REBELLES COMPELLE PROPITIUS

*V0Lu>TATEs , c'est accuscr l'Eglise d'erreur , de nier qu'un des effets de la grâce soit d'amollir un cœur endurci , et de lui ôter sa dureté. On sait au reste que le terme dont se sert l'Eglise quand elle dit : C OMP ELLE, ybrcer^ contraignez , ne marque pas une violence qui nous fasse faiie le bien malgré nous , mais comme parle saint Augustin, une toute-puissante facilité de faire que de non - voulans nous soyons faits voulans, vole:stes de aoleatibus; et c'est pourquoi , en relevant cette expression , qui étoit dès-loi-s familière à l'Eglise , il parle ainsi à Vital : Quand vous entendez le prêtre de Dieu qui lui demande à l'autel qu'il force les nations incrédules à embrasser la foi , ne répondez - vous pas AMEA ? DispxUerez-vous contre cette foi ? direz-vous que c'est errer que de faire cette oraison , et exer- (•) Epist. ad F'ital. ccxvii. al. cvn.

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cerez-vous votre éloquence contre ces prières de FEglise? Faisons la même demande à M. Simon. S'il me'prise l'autorité de saint Augustin , qu'il réponde à la preuve que toute l'Eglise lui met en main dans ses prières , et qu'il les accorde , s'il peut , avec l'audace qui lui fait nier la grâce qui fait croire en Dieu , et qui empêche qu'on ne lui résiste , en ôtant du cœur l'endurcissement par lequel on lui résistoit ?

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