CHAPITRE XXVII
Si la force de la preuve des prophéties dépendait principalement des explications des rabbins, comme l'insinue M. Simon : passage admirable de saint Justin.
Emfiw, pour rapporter les passages qui détruisent la prétention des sociniens, de Grotius et de M. Simon , il faudroit transcrire, non -seulement tout Origène, mais encore toutes les apologies des chrétiens. Quant aux rabbins , dans lesquels M. Simon voudroit mettre toute la force de la preuve, il est
(i) Contra Marc. lu. 3.
(■>) Dans l'esprit de ceux qui nen auroient pas examiné à font! la nature et les circonstances. Edit. de Paris.
ET DES SAIIfTS rÈRES, L I V. 1 1 r. I 87
vrai que saint Justin se sert quelquefois de leur témoignage, mais ce n'est pas pour conclure que les preuves tirées du texte fussent foil)les ou ambiguës ; car saint Justin les fait vak)ir sans ce secours (0, et l'avantage qu'il en tire, c'est d'avoir convaincu les Juifs, non-seulement par démonstration, ce qu'il attriLueaux prophéties, mais encore par leur ^ro/jre consentement , ce qui convient aux passages des rabbins , ftt'x oczaSiLlzc^i xai oruvxaraL^icîwç ('-») , qui CSt aUSsi
précisément ce que nous disons.