PLAN ET PROJET
OU aisés, dont la fierté répugne à aller à l'hôpital, et qui trouveront là, avec la guérison, le dévouement, Texpérience, la douceur de vie, le retour à la foi, aux habitudes religieuses, et souvent le salut.
Un regard jeté sur le plan joint à ce rapport vous rendra compte de l'ensemble des constructions.
Sur la rue de la Bassée, s'ouvre un vaste bâtiment à deux étages, duquel se détachent deux ailes, entre lesquelles s'élève la chapelle commune. L'aile droite, dont la construction est ajournée, formera « les lieux réguliers ». Puis, peut-être recevra-t-elle quelque jour un noviciat et un scolasticat, dont les élèves pourront suivre les cours de la Faculté de théologie. L'aile gauche sera l'hospice des malades non payants. C'est par cette construction qu'on commencera d'abord : telle est l'imprescriptible prérogative du pauvre.
Plus haut, sur le même terrain, mais ouvrant sur deux autres rues, de vastes bâtiments, sur une longueur de 80 mètres de façade, ferment les deux ailes et se relient au premier étage par des cours et des passages de service. Ils se divisent ou se diviseront en deux parties, selon les classes de personnes auxquelles ils sont destinés.
D'un côté seront les malades pensionnaires payants, qui trouveront là, dans des appartements bien tenus, toutes les aises de la famille avec tous les secours de l'art et de la religion. Vous étonnerai-je, Messieurs, en vous disant que, dans cet