V I PRÉFACE
trine, qui s'inspirent de son esprit, qui naissent et vivent de son souffle; œuvres de lumière comme œuvres de salut, qui la font reconnaître comme la fille de Celui dont il est écrit : Dieu est amour; et qui sont, en même temps, et le plus éclatant témoignage de sa vérité, et la plus merveilleuse démonstration de sa divinité : « Si vous ne croyez pas aux paroles que je dis, croyez aux œuvres que je fais ».
« Œuvres saintes » : lesquelles, en raison de cette sainteté même, sont aujourd'hui en butte, en proie, à la haine et à la violence des ennemis jurés de toute morale qui les condamne comme de toute doctrine qui les dépasse. N'estce pas l'heure conséquemment de protester du moins, au nom de tant de vertus, comme de tant de services, en élevant l'admiration plus haut que la détraction, l'honneur plus haut que le mépris, l'amour plus haut que le blasphème? c( Pour laquelle de ces œuvres me lapidez- vous? »
Ces œuvres sont sans nombre. Entre toutes celles qui ont fleuri, et qui fleurissent encore, dans le jardin de l'Église, malgré cette rude saison, j'ai fait choix ici de celles que j'ai plus particulièrement connues, plusieurs que j'ai vu naître, beaucoup dont j'ai touché de près la bienfaisante
PREFACE. vu
efficacité, quelques-unes dont je fus admis à partager les travaux, d'autres enfin dont j'ai raconté les origines, soit dans l'histoire de leurs fondateurs et fondatrices, soit dans Péloge de leurs principaux ouvriers et ouvrières, Saints et saintes deDieUy qui ont fait le sujet et fourni le titre de ma plus récente publication, qui s'en trouve achevée.
Puissent ainsi ces œuvres être mieux connues dans leur action, mieux comprises dans leur esprit, plus honorées pour leurs bienfaits, mieux assistées dans leurs besoins, plus abondantes aussi, plus répandues, et multipHées quand même ! C'est beaucoup d'elles que j'attends la rédemption- et le salut du siècle présent.
Mais, par-dessus tout, que la gloire en remonte à leur premier Auteur comme à leur fin suprême, suivant l'ordre de primauté qui est ainsi marqué par la parole du Seigneur : « Que votre « lumière brille aux yeux des hommes, de sorte (( que, voyant vos bonnes œuvres, ils en rappor- (( tent la gloire au Père qui est dans les cieux! »
C'est toute l'intention et l'espérance de ce livre.
Gruson, villa Jeanne-d'Arc.
En la fête de V Assomption de Marie, 15 août 1914.