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L'ŒUVRE ET SES FRUITS

dieux. Le comité des Dames patronnesses est toujours là animant, exhortant, provoquant au devoir, faisant ses distributions de crucifix, de statuettes, de chapelets et de livres de piété.

Quant aux enfants, c'est une autre tâche, non moins laborieuse que l'autre. Elle n'effraie pas ce même courage, et les visiteuses infatigables n'ont pas de repos qu'elles n'aient fait entrer ces pauvres enfants dans les Écoles catholiques, en leur continuant partout la même protection. Qu'elle est donc puissante, l'inspiration de la foil Qu'elle est donc ingénieuse, la charité de mon Dieu !

Que vais-je vous dire pour conclure? Trois paroles seulement. Je vous demanderai d'abord de donner. Vous admirez ce grand courage, rendez possibles ces démarches, rendez fructueux ces efforts. Peut-être ne pourrez-vous donner de votre temps et de vos forces; mais ne sauriez-vous donner quelque peu de votre bien? Ah! s'il s'agissait d'éloigner de votre voisinage quelque maladie, quelque contagion mortelle, que ne donneriezvous pas pour l'en écarter? Et parce que je vous demande de donner quelque chose pour la préservation ou pour la guérison d'une effroyable peste morale, ne m'entendrez- vous pas?

Je vous demanderai, en second lieu, de yrier. Priez pour ceux et pour celles qui gémissent dans ces nœuds coupables; et davantage encore pour ceux qui y vivent, mais n'en gémissent pas. Priez pour que Dieu fasse descendre la lumière dans

leurs esprits et le remords dans leurs cœurs. Priez pour que les portes s'ouvrent, portes des pauvres maisons, porte des consciences plus pauvres et plus misérables encore ; qu'elles s'ouvrent à la grâce et au salut. Ne savez-vous pas, chrétiens, que Jésus-Christ n'a rien plus aimé sur la terre que les pécheurs ; et que nulle prière ne va plus directement à son Cœur que celle qui lui porte le nom de ces infortunés.

Qu'ajouterai-je encore? Ah! que ne puis-je ajouter : Et vous aussi, marchez à cette sainte conquête! Que si, comme je le sens, cela n'est pas donné à tous, n'est pas possible à tous, du moins ne saurait-on trouver quelques-unes d'entre vous. Mesdames, qui en auraient le courage, pourvu qu'elles en aient aussi le loisir et la liberté? Est-ce que ces exemples ne vous animent pas? Est-ce que ces résultats ne vous soulèvent pas? Est-ce que cette moisson d'âmes ne vous tente pas? Est-ce que vous ne comprenez pas que huit ou neuf personnes ne suffisent plus à cette tâche, qu'il en faudrait le double, qu'il en faudrait le triple, qu'il en faudrait une légion pour des conquêtes si vastes? Trois paroisses de Lille en recueillent seules le bénéfice, il le faudrait répandre sur toutes celles de la ville et des faubourgs.

Faites ainsi, faites ainsi! Alors, Messieurs, alors. Mesdames, vous aurez bien mérité de votre cité, de votre pays, de votre Église, de votre Dieu; et, plus tard, vous verrez s'accomplir sur vous cette belle promesse de saint Grégoire le Grand : Tôt

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