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Oeuvres sociales de Channing

Channing est à peu près inconnu en France ; mais aux États-Unis, sa patrie, il jouit d’une grande célébrité, et depuis sa mort, c’est-à-dirc depuis dix ans, son nom et ses idées ont considérablement grandi. Aujourd’hui ces idées ont passé les mers, une traduction allemande les a fait entrer dans la science d’outrc- Rhin ; des éditions populaires les répandent à profusion par toute l’Angleterre. Dire que Channing s’est occupé surtout de religion, et que c’est à ce point de vue qu’il a étudié ce qu’on nomme à présent les questions sociales, .c’est à la fois donner le secret de sa popularité chez nos voisins, et expliquer, mais non justifier notre indifférence à son égard. Assurément ce n’est pas un auteur ordinaire que cet Américain dont on s’occupe en Europe dix ans après sa mort ; nous ne manquons pas d’écrivains qui traitent des intérêts de la religion ou de la société, mais il est rare qu’on remue leurs cendres, et en général c’est de leur

Il • ŒUVRES SOCIAI.ES I»E CIIANNING.

vivant même qu’ils entrent dans cet éternel repos que donne l’oubli.

La vie de Channing, que nous a racontée son neveu avec cette ampleur iamilière aux Anglais et cotte exactitude de détail qui rend intéressante à force de vérité la plus insignifiante physionomie, n’est pas de nature à plaire alix lecteurs avides d’émotions, qui cherchent avant tout dans l’histoire la lutte de l'homme aux prises avec les événements. C’est l’existence uniforme et paisible d'un sage qui n’eut jamais d’autre passion que la justice et la vérité. Aussi peut-on l’écrire en quelques lignes.

i\é le 7 avril 1780, à Newport, dans cet Etat de Rliode-Island que Roger Williams, son fondateur, consacrait à la liberté religieuse en un temps où le nom même de tolérance était inconnu en Europe, William Eller^ Channing, après des études brillantes à l’universilé de Cambridge en Massachusetts, résolut de se vouer au saint ministère. Il avait à peine vingt-trois ans quand une église de llostou lui offrituii établissement ; on sait qu’en Araériijue la plupart des communautés sont indépendantes, et que ce sont les fidèles qui choisissent leur pasteur. Cette église, dont le nom dit assez ce qu’il y a de local dans la religion aux États-Unis, c’était la Société chrétienne delà rue de la Fédération ^ réunion où régnaient les doctrines unitaires, déjà favorites parmi les théologiens de Cambridge, et que le jeune Cbanning avait embrassées avec une ardeur qui ne s'afl’aiblit jamais. Depuis 18U5 jusqu’à sa mort, arrivée en 184‘i, Channing a été le ministre de cette Église dissidente, et, malgré l’opposition décidée et même la répulsion que rencontraient les unitaires

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dans une ville qu’on pourrait nommer la Genève du nouveau monde et le sanctuaire du calvinisme, il leur a conquis une position considérable, que chaque jour a rendue plus forte et plus respectée. Durant ces quarante années, tout entier à ses devoirs, usant une santé délicate à répandre ses doctrines religieuses et sociales, Channing n’a connu d’autres événements que l’émotion causée par Ses écrits, ceux surtout où, avec un courage et une éloquence admirables, il a poursuivi l’abolition de l’esclavage et demandé la liberté des noirs au nom de l’Évangile. En deux mots, sa vie est tout entière dans les idées qu’il a propagées et défendues.

Ce sont donc ces idées qu’il faut connaître. Mais pour nous. Français et catholiques, elles sont si nouvelles, si étranges, .si hardies, qu’il faut un certain effort pour résister à un premier étonnement et se garder d’un dédain déplacé. Un peu de patience est d’autant plus nécessaire qu’il faut aborder un sujet qu’en France on ne regarde pas comme littéraire, et qui partout est fort délicat: la religion. En ce point, nous sommes tout à fait au dehors du courant d’idées qui emporte l’Allemagne, l’Angleterre et les États- Unis ; cependant, à voir le réveil religieux qui a lieu parmi nous, il est permis de croire que ces grandes questions ne nous laisseront pas toujours indifférents. Partout où l’homme porte son cœur, sa pensée l’accompagne ; c’est une loi de sa nature, qu’il finit toujours par raisonner ses sentiments. Ne craignons donc pas de suivre le mouvement religieux des États-Unis; le monde est solidaire, et ce mouvement, fait pour surprendre et même pour effrayer, bientôt peut-être il éclatera chez nous.

Ce n’est pas que je veuille insister outre mesure sur les doctrines religieuses de Channing. La théologie est chose trop délicate pour qu’un laïque y touche sans nécessité. C’est d’un point de vue purement historique et philosophique que j’entends étudier ces théories nouvelles, sans prendre parti pour elles, et surtout sans vouloir blesser en rien aucune des Églises chrétiennes, bornant mon rôle à celui d’un rapporteur qui raconte et ne juge pas. Dans l’histoire de la religion, je crois l’unitarianisme- destiné à prendre I une grande place, car il est le dernier terme du libre 1 examen, et, pour dire toute ma pensée, l’avenir du protestantisme est à lui. Et quant aux hommes (le nombre en est grand) qui sentent le besoin d’une croyance pour fixer la pensée, pour pacifier le cœur, et que cependant effrayent les difficultés du dogme, il me semble qu’il n’est pas sans intérêt pour eux de connaître un système qui entreprend de concilier la religion et la philosophie, non pas au moyen d’une mutuelle et dédaigneuse tolérance, mais en montrant que le christianisme est l’achèvement de la philosophie, et que la révélation est la perfection même de la raison. Si une pareille doctrine nous arrivait d’Allemagne, enveloppée dans de mystérieuses formules, déguisée sous des mots étrangers, nous l’accueillerions avec respcct, comme nous avons fait des théories de Schelling et d’Hegel ; aurons-nous moins d’attention parce que Channing n’est point resté dans le domaine de l’abstraction, qu’il a parlé simplement, pratiqué ses idées, et fondé bien plus qu’une école, une Église à laquelle appartiennent aujourd’hui les écrivains les plus influents, les esprits les plus élevés de la Nouvelle-An-

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gleterre? Une doctrine nouvelle, et qui émeut les deux mondes, c’est là, selon moi, même quand cette doctrine est théologique, un sujet digne d’occuper quiconque ne professe pas une suprême indiflérence pour toute étude sérieuse et qui force à réfléchir.

On sait quelle est la profonde distinction du catholicisme et du protestantisme ; elle est moins encore dans le dogme que dans le principe même de la croyance, c'est ce qui explique comment tout espoir de concilier les deux communions est chimérique. Un catholique et un protestant qui auraient tous deux la même foi n’en resteraient p ns moins séparés par un abîme ; car le premier croit, parce qu’une autorité supérieure, qui est l’Église, l’assure du mérite de sa croyance, et le second, -au contraire, parce que la Bible, telle qu’il l’entend, lui donne directement la vérité. Le catholicisme, c’est le sacrifice de la raison individuelle en tout ce qui est de foi ; le protestantisme en est l’exaltation ; c’est, en fait de religion, le principe de la souveraineté de l’individu, ce qui, pour le dire en passant, explique comment la république américaine est naturellement sortie des mœurs et des idées puritaines, tandis que les peuples catholiques s’accommodent mieux en général d’un État plus fortement constitué.

Fonder une Église immuable sur le principe du libre examen, de la souveraineté individuelle, c’est un problème aussi impossible que d’établir sur le suffrage universel un gouvernement qui ne change pas. Aussi, tandis que les catholiques ont gardé le dogme, la hiérarchie, la discipline que suivaient leurs pères, chacune des Églises évangéliques n’a pu maintenir

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l’union parmi ses membres qu’en apparence, par des concessions sans nombre, par une tolérance chaque jour plus large, et qui détruit l’unité même qu’on veut acheter à ce prix. Aujourd hui le seul lien véritable est la croyance commune en certains dogmes considérés comme étant de l’essence du christianisme, tels que la chute de l’homme et la divinité du Rédempteur; c’est ce qui explique le rapprocliement des Églises évangéliques. La diversité des confessions, la différence de discipline les avaient longtemps éloignées, la simplification du dogme, l’indifférence à l’endroit de tout ce qui est extérieur et d’institution humaine devait naturellement les réunir.

Mais le point où sont restés les premiers réformateurs n’était pas la dernière étape du libre examen. On ne devait s’arrêter ni cà Luther, ni à Calvin, ni même à Arminius. Après des persécutions mutuelles, des ’ controverses sans nombre et cette tolérance qui suit J l’épuisement, on se trouva en face d’hommes qui i repoussaient les derniers mystères et déchiraient les J derniers voiles de la religion, demandant un christia- ; nisme où rien ne contrariât la raison. L’arme qu’ils \ emploient contre les autres communions qui les rc- , poussent comme des infidèles, c’est l’arme même dont ‘ s’est servi la Réforme pour ébranler et diviser la chrétienté, c’est la souveraineté de la raison.

On a fait une généalogie aux unitaires comme à tous les dissidents, et de fait, depuis Arius jusqu’à nos jours, on a vu des chrétiens qui ont mis en doute la divinité de Jésus-Christ, tout en reconnaissant en lui le Messsie et le fils de Dieu, c’est-à-dire une créature privilégiée, envoyée de Dieu même pour porter

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aux hommes la vérité et le salut. Sans parler des Socins et de l’Église polonaise et bohème, Milton, Locke, le grand Newton, Clarke, Priestley, Price, et une foule de protestants distingués, ont été en ce sens des unitaires ; mais si Channing n’était qu’un sectaire de plus dans la Babel religieuse, on n’aurait pas appelé sur lui l’attention. Ce qui fait la force et le danger de sa doctrine, c’est qu’elle a une portée bien autrement vaste que toutes les diversités protestantes, et ne s’enferme pas dans l’explication de , quelques versets de l’Évangile. Son principe, emprunté du Christianisme raisonnable de Locke, et qui n’est autre chose que le principe fondamental de la Réforme dans sa dernière conséquence et sa plus nette expression, c’est que la révélation et la raison, données toutes deux à l’homme pour le conduire, sont nécessairement d’accord et ne peuvent jamais se contrarier; toutes deux, suivant la comparaison de Channing, sont une même lumière, avec la différence . de l’aurore au midi ; l’une est la perfection et non l’opposition de l’autre, elle l’achève et ne la renverse pas. D’où cette conséquence que là où l’Evangile et la raison ne semblent pas d’accord , c’est dans le sens naturel et raisonnable qu’il faut interpréter le livre divin. Le mystérieux et le surnaturel (Channing entend par là non point ce qui dépasse la raison de l’homme, nécessairement bornée, mais ce qui la contrarie) ne sont pas de l’Évangile, il les faut bannir de la religion. Tel est le principe de l’unitarianisme moderne ; ce qui le constitue, ce n’est pas seulement •Je rejeter des dogmes qui sont considérés comme le fondement du christianisme, c’est de ne reconnaître.

vin ŒUVRES SOCIALES RE ClIANNING.

même en matière de foi, d’autre autorité que la raison; Channing est un rationaliste chrétien.

• La révélation, dit-il, n’est pas notre premier maître ; l’homme n'est pas né avec le seul pouvoir de lire la parole de Dieu, et on ne l’adresse pas tout d’abord à ce guide. Ses yeux s’ouvrent sur un autre livre, celui de la création. Bien avant qu’il puisse lire la Bible, il regarde la terre et les deux qui l’environnent; il lit sur le visage de ceux qui l’aiment, il écoute et il comprend leur voix. Peu à peu il regarde aussi au dedans de lui-mème et acquiert quelque idée de son âme. Ainsi sa première école est celle de la nature et de la raison, elle est nécessaire pour le préparer à une communication du ciel. La révélation ne trouve donc pas l’esprit à l’état de table rase, prêt à y recevoir tout ce qu'on y mettra ; elle le trouve en possession de connaissances données par la nature et par l’expérience, et plus encore en possession do principes, de vérités fondamentales, d’idées morales tirées do lui-méme, et qui sont le germe de tout perfectionnement. Cette dernière vue a une importance particulière. L’esprit ne reçoit pas tout du dehors. C’est en lui-méme que naissent les grandes idées, c’est à cette lumière native qu'il lit et comprend les livres de la création et de la révélation. Nous parlons, il est vrai, de la nature et de la révélation comme nous faisant connaître une premièro cause intelligente ; mais les idées d’intelligence et de cause, nous les avons tirées de notre propre fonds. Les éléments de l’idée de Dieu, nous les puisons en nous-mêmes. Puissance, sagesse, amour, vertu, beauté, bonheur, ces mots qui contiennent tout ce qu’il y a de glorieux dans l’univers et d’intéressant dans notre existence, expriment des attributs de l’esprit ; nous ne les comprenons que parce que nous en avons la science intérieure. 11 est vrai que ces idées — ou principes de la raison — sont souvent obscurcies par d’épais nuages et mêlées de déplorables et nombceuses erreurs. Cependant elles ne sont jamais anéanties. Le Christianisme les reconnait, c’est sur elles qu’il est fondé, il en a besoin pour être compris.

( « Prenons, par exemple, l’idée fondamentale de la religion, e veux dire l’idée de droit, de devoir. La tirons-nous originaireiientct entièrement des livres saints! Chaque homme, qu’il soit

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né en dedans ou en dehors des liens de la révélation, n'a-<-il pas le sentiment du juste et de l’injuste? N'a-t-il pas une voix plus ancienne que la révélation qui approuve ou condamne les hommes suivant leurs actions ? Dans les siècles barbares, la conscience ne parle-t-elle pas? Son cri ne devient-il pas plus énergique avec le progrès de la société? Le christianisme ne crée donc pas l’idée de devoir, il la suppose et il en fait de même pour toutes nos autres grandes convictions. Ainsi la révélation n’est pas chose isolée, et elle ne s’adresse pas à un esprit vide et passif. Elle a été destinée à aider, en travaillant avec eux, d’autres uiaitrcs : la nature, la Providence, la conscience, nos facultés, et puisque tous ces maîtres nous sont donnés par Dieu, ils ne peuvent différer l’un de l’autre. Dieu doit s’accorder avec lui-même. Il n’a qu’une voix. Ce sont les hommes qui parlent avec des voix discordantes. Rien que l’harmonie ne peut venir du créateur, par conséquent une religion qui se réclame de Dieu ne peut pas donner de preuve plus certaine de sa fausseté qu'en étant en contradiction avec les idées premières que Dieu nous enseigne par noire nature même. C’est la raison qui prépare à recevoir une communication divine, et qui nous fournit les idées et les matériaux dont se compose la révélation. C’est donc sur la raison qu’elle repose, elle se détruirait elle-même en la niant. »

Une doctrine aussi tranchée, qui rejetait toute autorité de l’Église et de la tradition, qui, au nom de la liberté spirituelle, attaquait dans sa base ce reste de dogme, dernier rempart des confessions évangéliques, excita naturellement une très-vive émotion. De toutes parts on mit les unitaires en dehors du christianisme. Ce sont, disait-on, des philosophes restés à mi-chemin entre la religion et le déisme. Colcridge, dans une de ses boutades, définissait Tunitarianisme la pire espece d’athéisme jointe à la pire espèce de calvinisme, comme deux ânes attachés ensemble par la queue. On peut trouver les protestants bien sévères pour des hommes dont le plus grand crime est d’étre

restés conséquents avec les principes de la Réfofme, et qui me paraissent les fils très-légitimes de l’Eglise qui ne veut pas les reconnaître. Dès qu’on repousse toute autorité e.xtérieure, et qu’on s’en remet à la raison pour interpréter l’Écriture, il est naturel qu’on aille jusqu’au bout ; toute limite est inconséquence et tyrannie. Rien ne sert de dire que l’unitarianisme se met en dehors de l’Évangile et n’est qu’une philosophie, car la prétention des unitaires, comme de toutes les sectes, est d’être plus fidèles à l’Évangile que leurs adversaires, et personnem’a mieux indiqué que Channing la barrière insurmontable qui séparera toujours une communion chrétienne d’une école de philosophie.

C’est là un des traits originaux du caractère de Channing. D’ordinaire, quand on exalte la raison, et qu’on veut tout soumettre à sa loi, c’est dans une intention peu religieuse, et, en quelque façon, au profit de la pliilosophie ; Channing, tout au contraire, est vraiment pieux, il a pour l’Évangile une vénération profonde; pour la sagesse humaine, un respect modéré. C’est au nom de la raison qu’il proclame la supériorité du christianisme sur la philosophie. Suivant lui, la philosophie est une science incomplète, car, sur l’immortalité de l’âme, sur l’avenir de l’homme, elle n’a que des doutes ; et même, quand elle est spiritualiste, elle a grand’peine à ne pas se perdre dans le panthéisme. En outre, elle ne tient pas compte de l’histoire, c’est-à-dire de la vie mémo de l’humanité Ce grand événement du christianisme lui échappe, et pourtant cette explosion d’une doctrine nouvelle, en contradiction avec

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toutes les idées et tous les intérêts du monde païen, ce renversement de l’ancienne morale, cette régénération du genre humain par la parole d’un homme, c’est un fait immense, sans précédent, et qui, s’il étonne la raison, cependant ne la dépasse point. Elle l’admet sans abdiquer, et il faut bien qu’elle l’admette, sous peine de renverser le fondement même de la certitude.

. Qu’est-ce maintenant qu’une science de l’esprit humain, qui reste aveugle en face d’un tel flambeau, qui ne sait si elle admet ou rejette les vérités, que, depuis dix-huit cents ans, les sociétés civilisées ont reçues’ volontairement comme base de croyance et comme loi morale? Évidemment elle ne satisfait pas la raison, elle est insuffisante, elle demande un com- ^ plément. C'est la religion qui achève la philosophie, non pas en apportant des solutions auxquelles l’homme ne peut atteindre, mais en nous éclairant intérieurement d’une lumière divine que la raison reconnaît, et qui, loin d’éclipser les vérités que nous apprennent la nature et l’expérience, les éclaire d’un jonr plus pur. Le christianisme est par excellence la religion raisonnable. Dans deux petits traités, intitulés : Preuves du Christianisme (Evidences of Christianity) *, qui s’adressent aux fidèles de toute communion, Clianning a réuni avec une rare précision et un sens exquis les preuves naturelles de la religion, les arguments que la raison ne peut rejeter sans se nier elle-même. En les lisant, on sentira bien vite que l’Evangile, quelle que soit la croyance de celui

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