PREMIÈRE PARTIE
Dieu condamne ceux que le monde loue, qu'il exalte, qu'il met en place, qu'il canonise.
Prions Dieu qu'il nous chàlie plutôt de tout autre manière : maladie, humiliation, trouble, persécution ; mais point d'aveuglement , d'insensibilité. Prions-le encore qu'il nous éclaire, si nous en étions là peut-être sans le savoir (1).
Dans l'incertitude de notre état, jugeons des eau ses par leurs effets. Je suis tiède , c'est que Dieu s'est refroidi; je vis dans l'imperfection, dansle péché peut-être, c'est que Dieu est en colère.
Vite, apaisons-le ; point de fausse paix , point de présomption mal fondée. Le calme serait plus redoutable que toutes les tempêtes : mériter les châtimens et n'être point châtié, serait le plus rigoureux de tous les châtimens (2).
MEDITATION
De la conversion pur faite , sur la parabole de l'Enfant prodigue.
Filius mortuus erat, et revixit; perierat , et inventus est (3).
Mon fils était mort, et il est ressuscité ; il était perdu, et le voilà retrouvé.
A Dieu ne plaise qu'on souhaite de nous trouver morts, pour avoir la consolation ensuite de nous voir ressusciter ! Mais si nous étions morts en effet,
(i) Domine, ut uideam. Luc. 18, 4.1.
(a) Ista tranquillitas , tempestas est : vide quanta sit pœna nulla pœna. S. August.
(3) Luc.i5- , U.
n'envions point au Ciel et à la terre la joie de nous voir renaître plus déterminés que jamais à servir Dieu.
Il n'est pas permis de donner à cette méditation un autre ordre que celui de TEvangéliste dans sa narration. Nous considérerons donc :