‹ Œuvres spirituelles du P. JuddeChapitre 109 sur 140 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Dieu condamne ceux que le monde loue, qu'il exalte, qu'il met en place, qu'il canonise.

Prions Dieu qu'il nous chàlie plutôt de tout autre manière : maladie, humiliation, trouble, persécution ; mais point d'aveuglement , d'insensibilité. Prions-le encore qu'il nous éclaire, si nous en étions là peut-être sans le savoir (1).

Dans l'incertitude de notre état, jugeons des eau ses par leurs effets. Je suis tiède , c'est que Dieu s'est refroidi; je vis dans l'imperfection, dansle péché peut-être, c'est que Dieu est en colère.

Vite, apaisons-le ; point de fausse paix , point de présomption mal fondée. Le calme serait plus redoutable que toutes les tempêtes : mériter les châtimens et n'être point châtié, serait le plus rigoureux de tous les châtimens (2).

MEDITATION

De la conversion pur faite , sur la parabole de l'Enfant prodigue.

Filius mortuus erat, et revixit; perierat , et inventus est (3).

Mon fils était mort, et il est ressuscité ; il était perdu, et le voilà retrouvé.

A Dieu ne plaise qu'on souhaite de nous trouver morts, pour avoir la consolation ensuite de nous voir ressusciter ! Mais si nous étions morts en effet,

(i) Domine, ut uideam. Luc. 18, 4.1.

(a) Ista tranquillitas , tempestas est : vide quanta sit pœna nulla pœna. S. August.

(3) Luc.i5- , U.

n'envions point au Ciel et à la terre la joie de nous voir renaître plus déterminés que jamais à servir Dieu.

Il n'est pas permis de donner à cette méditation un autre ordre que celui de TEvangéliste dans sa narration. Nous considérerons donc :

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